Baseball: Grand-Sault se plaît dans la Ligue Puribec

La saison n’est pas encore terminée, mais on peut déjà affirmer que l’expérience des Cataractes de Grand-Sault dans la Ligue de baseball senior Puribec du Bas-Saint-Laurent est un succès sur toute la ligne. Et pas uniquement sur le terrain.

Avec quatre rencontres à disputer en saison régulière, la troupe de Marc Michaud occupe le premier rang de la division Ouest avec une fiche de 11-6, un match devant les Braves du Témiscouata et le CHOX-FM de La Pocatière.

Mieux encore, les foules sont en hausse par rapport à l’an dernier et la direction de l’équipe s’attend à un afflux encore plus important pour les séries.

Personne à Grand-Sault ne s’ennuie donc de la Ligue de baseball intermédiaire de la Vallée de la Miramichi.

«On voulait d’abord diminuer le voyagement. On jouait presque uniquement des programmes doubles dans la ligue de Miramichi. On se ramassait souvent à jouer quatre parties par fin de semaine», explique le joueur-entraîneur Marc Michaud.

«En se joignant au circuit québécois, on a seulement joué deux programmes doubles durant toute la saison 2018. Pour les joueurs plus âgés comme moi, c’est moins difficile! Il faut aussi dire que la ligue de Miramichi, ce n’était pas la mieux organisée du monde. C’était parfois un peu broche à foin. On s’est dit que c’était le temps pour un changement.»

Côté baseball, le changement est également très positif, affirme l’artilleur gaucher.

«On a une fiche de 9-2 à nos 11 dernières parties. On a vécu une certaine période d’adaptation au début, mais tout va présentement sur des roulettes. C’est certain que quand on avait une fiche de 2-4, on était un peu hésitant face à notre décision de changer de ligue. Mais on a un bon noyau de vétérans et on s’est pris en mains», raconte l’athlète âgé de 43 ans.

Michaud est l’une des raisons qui expliquent le succès des Cataractes, en compagnie des trois autres artilleurs gauchers de l’équipe, Rico Proulx, Matt Curry et François Fortier.

«On n’a pas seulement un ou deux bons lanceurs, on en a quatre ou cinq. On se donne donc une chance de gagner chaque partie en raison de la qualité de nos partants. On ne place jamais un lanceur au monticule en se disant qu’on n’a pas de chance de gagner», explique celui qui aussi évolué avec les Alpines de Saint-Jean (Ligue de baseball senior du Nouveau-Brunswick) de 1998 à 2003.

«Comme on joue seulement deux parties par semaine, on peut se permettre de mieux les utiliser et de s’en servir comme releveurs à l’occasion.»

À la lumière de leur succès sur le terrain, les Cataractes n’ont aucun complexe à l’aube des séries éliminatoires.

«Remporter le championnat reste un objectif ambitieux, mais on vise au moins une place en finale. Une fois rendu là, tout peut arriver. On a des bons lanceurs, des bons frappeurs, des bons vétérans et on s’est déjà retrouvé dans cette situation dans l’autre ligue. Les séries, ça ne nous inquiète pas.»

Peu importe ce qui se produira au cours des prochaines semaines, les partisans de l’équipe devraient en avoir pour leur argent.

«Quand on jouait deux programmes doubles par fin de semaine, on jouait seulement deux samedis et deux dimanches à domicile durant toute la saison. Quelqu’un qui était parti pour une fin de semaine ratait quatre parties. En plus, les équipes qui sont venues à Grand-Sault nous ont vraiment donné des bons duels. C’est donc la foule qui a profité le plus du changement de ligue. Les gens ont du meilleur baseball.»

Ils étaient environ 250 à assister aux parties locales de l’équipe lors de la saison régulière, mais on s’attend à ce que ce nombre double quand la «vraie saison» se mettra en branle.