Nicholas Colton, un veinard du golf

Nicholas Colton est un veinard et vous n’avez pas idée à quel point. Imaginez-vous donc qu’il s’apprête à vivre le rêve de tout golfeur amateur du pays en passant les 10 prochains jours, toutes dépenses payées, sur un terrain mythique de l’Ontario. Et tout ça grâce à sa maîtrise de la petite balle blanche.

Le jeune adolescent de Bathurst, qui n’est âgé que de 13 ans, s’est envolé en compagnie de ses parents Philip et Wendi, mercredi, en direction d’Oakville.

Cette municipalité qui, bien qu’elle a vu grandir les musiciens Tom Cochrane et Susan Aglukark, le sprinteur Donovan Bailey, le kayakiste Adam van Koeverden et le lutteur Val Venis, est aussi le domicile du terrain de Glen Abbey, où sera disputé la semaine prochaine l’Omnium canadien RBC.

Nicholas y sera dans un premier temps pour prendre part au Défi d’habileté junior Premiers élans Acura, ce samedi.

Nicholas Colton excelle au golf, avec un handicap de 14 à seulement 13 ans. – Gracieuseté

Cet événement national, qui en est à sa 10e présentation, met en vedette 24 golfeurs et golfeuses de partout au pays dans trois catégories d’âges (9-11 ans, 12-14 ans, 15-18 ans) qui se disputeront un concours en quatre étapes (les coups roulés, les approches, les coups de départ et le jeu de fers). Un gagnant et une gagnante seront couronnés pour chaque catégorie d’âge.

Nicholas, qui sera le seul représentant du Nouveau-Brunswick, fera partie du défi 12-14 ans en compagnie du Québécois Matis Lessard, de Québec, de même que les Néo-Écossais Brent Chapman et Cale MacLaughlin, de New Glasgow.

Nicholas et les 23 autres compétiteurs auront d’abord droit à des entraînements, vendredi soir ainsi que samedi en début d’après-midi. Le défi suivra de 15h15 à 17h, puis la journée se terminera avec un BBQ pendant lequel les prix seront remis.

Mais ça ne s’arrête pas là. Loin de là même.

Dimanche, Nicholas et ses camarades auront l’occasion de jouer une ronde sur le fameux parcours dans un format de partie par trou. Lundi, Nicholas et ses parents abandonneront momentanément le golf pour aller voir les Blue Jays de Toronto se mesurer aux Twins du Minnesota au Rogers Centre. Mardi, les 24 participants du Défi d’habileté auront droit aux conseils des entraîneurs d’Équipe Canada.

La journée de mercredi promet également beaucoup puisque les jeunes agiront comme caddy pour un trou lors de la ronde d’entraînement des participants de l’Omnium canadien RBC.

Enfin, Nicholas et ses parents auront des laissez-passer valides pour les quatre jours de l’Omnium. De quoi faire rêver, vous en conviendrez.

Le plus drôle est que Nicholas a failli refuser cette offre. Cet événement a lieu en même temps que le camp de sélection pour la formation provinciale de volleyball U-15 et le jeune élève de l’École secondaire Népisiguit fait partie de l’élite dans son groupe d’âge. Son père Philip, qui n’était pas un mauvais volleyeur dans ses jeunes années, lui a heureusement fait comprendre qu’il ne pouvait pas ne pas aller à Oakville.

«Mon père m’a fait réaliser que c’était la chance d’une vie, confie l’adolescent. De toute façon, comme je n’ai que 13 ans, je pourrai encore tenter ma chance pour l’équipe provinciale U-15 l’année prochaine.»

Comment Nicholas s’y est-il pris pour obtenir sa place dans cette «dizaine» de rêve? L’an dernier, il a simplement pris part à un défi local et les résultats ont été comptabilisés sur un tableau national. À la toute fin, une fois que tous les résultats à la grandeur du pays ont été comptabilisés, les quatre meilleurs dans chaque groupe d’âge sont invités au défi national.

«Un terrain qui a beaucoup d’histoire»

Nicholas Colton ne cache pas sa hâte de fouler le parcours de Glen Abbey. Il a tellement hâte qu’il a même pris la peine de visionner les faits saillants de la fameuse victoire de Tiger Woods sur le même terrain en 2000.

«Je vais là-bas pour gagner, soutient Nicholas, qui montre un handicap de 14 malgré son jeune âge. C’est un terrain qui a beaucoup d’histoire.»

«Mes grandes forces pour le défi, ce sont le putting (coups roulés) et les coups d’approche. Je suis également pas si mal pour les coups de départ. Au moment de mon défi local, je frappais la balle aux environs de 200 verges. J’ai depuis grandi et pris de la force et je peux maintenant frapper la balle à plus de 240 verges», confie Nicholas qui, outre le volleyball, excelle également au hockey.

Sa mère Wendi et son grand-père Éric Cormier lui ont appris à jouer au golf.

«Maman m’a enseigné l’aspect mental de la partie, alors que mon grand-père m’a appris la technique du jeu», dit-il.

Pas trop nerveux?

«Oui je suis nerveux. En fait, je suis assez nerveux», ajoute-t-il en provoquant les rires de son père Philip qui n’a rien manqué de la conversation