Ironman du Mont-Tremblant: Cédric Boily en force

Si Cédric Boily a livré une grande course avec une cinquième position au classement final, Lee Roy, lui, s’est contenté d’une décevante 51e position, dimanche, au Ironman de Mont-Tremblant.

Boily, qui a complété le Ironman en 8h31m26s, a été régulier telle une horloge. Il a terminé en première position chez les amateurs, devançant plusieurs professionnels.

Le triathlète de Moncton a démarré sur les chapeaux de roue en étant le sixième à franchir les 3,8 km de nage en 51m48s. Il a de plus réalisé le 5e meilleur temps lors des 180 km de vélo (4h36m13s), puis a maintenu la même cadence dans le 42,2 km de course à pied (2h57m03s).

L’an dernier, Boily avait pris le septième échelon à Mont-Tremblant avec un chrono de 9h03m28s. Il a donc amélioré son temps de 33m02s.

«J’ai suivi à la lettre mon plan de match pour la nage et j’ai fait un peu mieux que ce que j’avais fait l’an dernier. Mais la grande différence aura été avec la course à pied. J’ai mis beaucoup d’emphase là-dessus dans la derniers mois, y compris au niveau de la nutrition. C’est ce qui m’a permis de retrancher plus de 22 minutes à mon temps de l’an dernier. Je suis très content», affirme Boily, qui termine aussi en première place dans le groupe d’âge 35 à 39 ans et qui devrait prendre part au triathlon de Sackville, samedi.

Pour sa part, Lee Roy explique son classement par une série de malchances pendant l’épreuve de vélo.

«J’ai subi deux crevaisons en plus de recevoir une punition de cinq minutes pour m’être retrouvé trop près d’un participant», révèle le triathlète de Bathurst.

«Comme ma course était finie à mes yeux, j’ai fait le reste du Ironman pour le simple plaisir sans forcer. Bien sûr que c’est décevant, mais ce sont des choses qui arrivent. Ça aurait pu être pire. J’aurais pu prendre une débarque en vélo et me blesser. L’an dernier, j’ai vu une personne mourir d’une crise cardiaque et c’était un médecin en plus. Je suis encore jeune et je vais avoir l’occasion de me reprendre», dit-il.

Roy est d’autant plus déçu qu’il avait bien entamé la course avec un chrono de 1h04m12s à la nage, soit près de trois minutes de mieux que l’an dernier (1h07m05s).

«Ç’a bien été avec la nage et ça allait très bien aussi au vélo avant que la malchance me tombe dessus, dit-il. Honnêtement, je crois que je m’en allais facilement vers un temps de 9h15m.»

Roy complètera sa saison ce samedi en prenant part au triathlon de Sackville. Par la suite, il prendra à quelques épreuves de course à pied afin de compléter sa préparation en vue du Marathon de Toronto qui aura lieu le 22 octobre.

Quatre autres Néo-Brunswickois ont réussi à briser la barre des 11h, soit Chris McNamara (10h00m55s), de Saint-Jean, Martin Larose (10h16m00s), d’Oromocto, Marc Arseneau (10h16m12s), de Bathurst, et Michel Savoie (10h44m26s), de Balmoral. Arseneau a pris le deuxième échelon chez les 50 à 59 ans et s’est qualifié pour les Mondiaux présentés à Kona, à Hawaï, en octobre.

Chez les femmes, Tracey Price-Emerson, de Rothesay, a été la meilleure Néo-Brunswickoise avec  une 188e position et un temps de 12h50m24s.