Aigles Bleues: un pas vers l’avant en équipe

L’équipe de soccer féminin des Aigles Bleues de l’Université de Moncton devrait faire un gros pas vers l’avant en 2018, et c’est en équipe que ça va se passer.

L’entraîneur Mehyar Zekaroui est le premier à l’avouer, son équipe ne regorge pas de talent offensif.

Même si on peut inclure l’attaquante Catherine Dupuis dans la catégorie des «vedettes», la plupart des buts de l’équipe vont venir d’un effort collectif.

Et si la cohésion est au rendez-vous, le pilote pense que son équipe peut logiquement aspirer à une première participation aux séries éliminatoires depuis la saison 2012.

«On sera un groupe qui devra attaquer et se défendre en équipe. Il n’y aura pas beaucoup d’individualité chez nous. C’est une équipe qui doit jouer ensemble et qui va travailler très fort sur le terrain», affirme le sélectionneur du Bleu et Or.

«C’est certain qu’on a des éléments-clés, avec Dominique LeBlanc comme gardienne, l’arrière Émilie Naugle, le milieu de terrain Nathalie Fleming et l’attaquante Catherine Dupuis, mais ces filles-là entrent dans une dynamique de groupe.»

En 2017, les Aigles Bleues ont bouclé la campagne avec un dossier de 5-7.

«Notre objectif et de continuer sur la progression qu’on a observée au cours des deux dernières saisons. On espère participer aux séries», avance Mehyar Zekaroui.

«L’an dernier, on a raté les séries par un seul point et on espère pouvoir faire les choses différemment pour aller chercher ce point qui nous a manqué. C’est vrai qu’on a perdu sept parties en 2017, mais sur les sept, nous en avons perdu cinq par un seul but.»

La clé du succès pour l’U de M cette saison sera la rapidité.

«Notre gros point fort sera notre cohésion au milieu du terrain. Nous avons des filles qui peuvent défendre, mais qui peuvent aussi attaquer. On aura aussi de la vitesse dans la défense centrale. On pourra donc se permettre de presser un peu plus la défensive adversaire, parce qu’on sait qu’on a des athlètes qui peuvent se replier rapidement s’il y a des longs ballons derrière notre défensive.»

Par contre, l’entraîneur reconnaît que les buts vont venir au compte-goutte, d’où l’importance du travail collectif.

«Il y a du travail à faire sur l’animation offensive. On doit trouver une façon de générer des occasions de  marquer, parce qu’on ne veut pas mettre toute la pression sur Catherine Dupuis. Le reste de la ligue la connaît bien maintenant et il nous faut des alternatives. Ça va être ça notre grand défi cette année.»

Parmi les 23 filles qui se sont présentées au camp d’entraînement, on note quatre recrues, soit la gardienne Chelsea Burnham (Saint-Jean), les arrières Harley St-Onge (Edmundston) et Sarah Thomas (Fredericton), ainsi que le milieu de terrain Mia Brideau (Dieppe).

Un ajout de talent qui fait dire à Mehyar Zekaroui que son équipe offrira du jeu inspiré et excitant à ses partisans.

«Ça va être une équipe dynamique, qui va bâtir le jeu de l’arrière. On aura aussi un groupe qui sera patient avec le ballon et qui aura une bonne relance. Défensivement, ce sera une équipe très compacte, qui va défendre en bloc», annonce-t-il.

«On a maintenant un groupe qui peut rivaliser avec n’importe quelle équipe. Le spectacle sera là et le résultat final ne sera décidé qu’avec le sifflet final de l’arbitre dans chaque partie.»