Geneviève Lalonde se lance un défi… écologique

Pour célébrer ses 27 ans, Geneviève Lalonde a décidé de se lancer un défi très particulier. La spécialiste des courses de steeplechase et de cross-country a décidé de poser 27 petits gestes qui ont pour but de faire de son petit coin de pays un monde meilleur. On peut vraiment dire que l’étudiante à la maîtrise en sciences de l’environnement passe de la parole aux actes!

L’Olympienne se trouvait à Kelowna, en Colombie-Britannique, pour assister à une compétition de son conjoint, le triathlonien John Rasmussen, quand l’idée de ce défi écologique a germé dans son esprit.

En raison des feux de forêt qui ont ravagé la région, l’événement a finalement été annulé.

Les préoccupations environnementales de l’Acadienne ont rapidement fait surface.

«Je voulais faire quelque chose de spécial pour ma fête. J’avais pensé à des dons ou des choses comme ça, mais je ne voulais pas que ce soit quelque chose de dispendieux», raconte-t-elle, de retour à Guelph.

«Et je me suis dit, au lieu de faire un don, pourquoi ne pas faire des actes à la place, des trucs tournés vers l’environnement? Je ne veux pas que les gens changent complètement leur mode de vie, mais simplement qu’ils contribuent à améliorer les choses.»

Avant le coucher du soleil, l’Acadienne a fait du vélo pour se rendre au travail, a parlé à un membre de sa famille, a appelé un ami avec qui elle ne jase pas souvent, a fait un sourire à un étranger, a joué à un jeu avec ses amis, est allé courir dehors, a fait un don de vêtements, a éteint les appareils électroniques dont elle ne se sert pas, a éteint les lumières, a limité son temps devant un écran, a bu son café dans une tasse réutilisable, a éliminé les plastiques d’un seul usage, a minimisé son utilisation d’eau, a réduit les déchets dans la maison, a mangé de la nourriture de son jardin, a essayé une nouvelle recette, a fait du compostage, a mangé des restants de la veille, a ramassé les déchets dans son quartier, a fait un don de charité, a appuyé une entreprise locale, a acheté quelque chose fabriqué au Canada, a acheté quelque chose d’usagé, a emprunté un livre, a fait une visite à la bibliothèque, s’est fait un nouvel ami et a demandé à ses amis de penser à d’autres suggestions intéressantes.

Ouf, tout ça dans une seule journée.

«Plusieurs idées sont sorties très vite, mais vers la fin, ça devenait plus difficile. On avait déjà discuté de réduire nos déchets à la maison et des choses comme ça. On a décidé d’inclure ça sur la liste», rigole-t-elle.

Ses petits gestes ont littéralement enflammé les médias sociaux et son défi s’est répandu comme une trainée de poudre aux quatre coins de la planète.

«Beaucoup de gens ont commencé à faire la même chose. Des gens m’envoient déjà des vidéos de ce qu’ils ont fait. C’est plaisant de partager tout ça avec eux. Ce n’est pas du tout pour lancer un mouvement», avoue-t-elle.

«C’est sûr qu’on ne peut pas changer le monde dans une journée. Mais c’est important de faire des choses pour réduire notre impact sur l’environnement. Quand j’ai été dans l’Arctique, j’ai vu que le climat change rapidement. Il faut encourager toutes les petites choses qu’on peut faire pour améliorer la situation.»

Il y a les activistes qui parlent beaucoup, mais qui ne font rien, et ceux, comme Geneviève Lalonde, qui ont décidé de modifier leurs comportements un petit geste à la fois.

On appelle ça du leadership.