Hockey universitaire: une dernière saison que Marie-Jo Pelletier souhaite mémorable

Marie-Jo Pelletier en sera à ses derniers coups de patin dans la NCAA en 2018-2019, mais on n’a pas fini d’entendre parler du petit bout de femme de Dalhousie.

L’athlète âgée de 21 ans a peine à croire qu’elle en est déjà à sa quatrième et dernière saison avec les Wildcats de l’Université du New Hampshire.

Il n’y a pourtant pas si longtemps, c’est une timide recrue d’à peine 4 pieds 11 pouces qui s’est présentée à l’aréna Whittemore.

La semaine dernière, c’est la capitaine des Wildcats qui a accueilli ses nouvelles coéquipières dans le vestiaire de l’équipe.

«Ça passe vraiment vite, c’est fou. Quand on dit que les bons moments passent sans qu’on ait le temps de cligner des yeux, c’est vrai!», mentionne celle qui complétera ses études en marketing et en management.

«Je veux apprécier chaque moment de ma dernière saison ici. Je veux aussi laisser un bel héritage derrière moi. Je veux laisser ma marque sur le programme de hockey et aider mon équipe à aller le plus loin possible en séries.»

L’Acadienne est déjà au travail depuis deux semaines, que ce soit sur les bancs d’école ou sur la glace.

Son rôle de capitaine, elle le prend très au sérieux.

«J’ai toujours essayé de jouer mon rôle de leader dans l’équipe. J’ai été nommé capitaine à ma deuxième saison et je veux avoir un impact positif sur les autres filles, surtout les plus jeunes. Je pense que j’ai aidé le programme à aller dans la bonne direction, autant en termes de développement que de culture», explique-t-elle.

«Je veux poursuivre ma mission cette saison pour que les jeunes athlètes veuillent venir jouer au hockey à l’Université du New Hampshire.»
Marie-Jo Pelletier tentera également d’aider son équipe à traverser le premier tour des séries, ce qui n’est jamais arrivé depuis trois ans.

En 2017, les Wildcats avaient baissé pavillon en deux parties devant les Huskies de Northeastern.

«On a vraiment une bonne chimie dans l’équipe et une attitude positive. On a vraiment un bon groupe cette saison et je vois beaucoup de potentiel dans l’équipe. On va être une équipe qui travaille fort», avance-t-elle.

La première rencontre préparatoire des Wildcats aura lieu le 29 septembre, alors que les Varsity Reds de l’Université du Nouveau-Brunswick seront de passage à Durham.

«C’est peu stressant, mais j’ai hâte. Ça va être excitant», lance Pelletier avec enthousiasme.

Son dernier tour de piste dans la NCAA débutera officiellement le 5 octobre, alors que les Wildcats visiteront les Saints de l’Université St. Lawrence à Canton (New York).

Si elle sera un peu triste, l’Acadienne n’aura aucun regret.

«Le programme m’a permis de me développer comme personne, mais aussi au niveau de mes valeurs. J’ai appris énormément de choses de mes entraîneurs et de mes coéquipières. Je suis devenu une femme indépendante et c’est ça qui est le but des entraîneurs quand on arrive à l’université. Ils veulent qu’on soit prêtes à face face au marché du travail et au monde qu’il y a devant nous», souligne-t-elle.

«On dit parfois que les années à l’université sont les meilleures années de notre vie. Mais ici, ils disent que si c’est le cas, ils ont échoué, parce qu’ils veulent nous préparer pour que les meilleures années de notre vie soient devant nous.»

Après sa carrière universitaire, Marie-Jo Pelletier n’a pas l’intention de remiser son équipement.

«J’aimerais continuer jouer au hockey, que ce soit dans la Ligue canadienne de hockey féminin ou en Europe. Je garde toutes les portes ouvertes. Mais je veux continuer à jouer aussi longtemps que je le pourrai», affirme-t-elle.

Et c’est la tête haute qu’elle quittera le vestiaire des Wildcats pour la dernière fois au printemps 2019.

«J’aimerais que les gens se souviennent d’une fille qui a porté fièrement le chandail des Wildcats pendant quatre ans. J’ai toujours donné le meilleur de moi-même et j’ai essayé d’être une bonne capitaine. J’ai toujours voulu donner un exemple positif. J’ai accueilli les jeunes à bras ouverts qui arrivent. Je pense avoir été un bon modèle.»