Jeux du Canada: l’équipe de hockey du N.-B. pourrait surprendre

Demandez à n’importe lequel recruteur de la LHJMQ et il vous dira que l’équipe masculine de hockey du Nouveau-Brunswick peut légitimement aspirer à un top 5 aux Jeux d’hiver du Canada, qui seront présentés du 16 février au 1er mars à Red Deer, en Alberta.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le talent sera cette fois-ci omniprésent dans le camp néo-brunswickois. Ainsi, les attaquants Cole Huckins, Drew Elliott, Peter Reynolds et David Doucet, de même que les arrières Evan Nause et Eli Barnett sont tous vus comme d’éventuels choix de première ou de deuxième ronde pour le prochain encan de la LHJMQ.

Et c’est sans oublier le gardien Pierre-Vincent Guignard, le défenseur Jack Dickie, ainsi que les avants Yanic Duplessis, Dominic LeBlanc, Jake Parker et Carter McCluskey qui ont d’excellentes chances d’entendre leur nom dans les rondes 3 à 5.

Les hommes de l’entraîneur-chef Philip Richer ont d’ailleurs donné un bon aperçu de leur potentiel en fin de semaine en remportant un tournoi regroupant les équipes des provinces de l’Atlantique.

Après avoir terminé la ronde préliminaire avec une victoire (4 à 1 contre l’Île-du-Prince-Édouard), un revers (3 à 5 contre la Nouvelle-Écosse) et un verdict nul (3 à 3 contre Terre-Neuve-et-Labrador), le Nouveau-Brunswick s’est imposé en finale en défaisant la Nouvelle-Écosse au compte de 4 à 3 en fusillade.

«Nous avons les éléments pour faire mieux qu’en 2015 c’est sûr», affirme Philip Richer au sujet de la huitième position des Jeux de Prince George.

«C’était important pour nous en fin de semaine de passer un message aux autres équipes de l’Atlantique et je crois que nous avons réussi. En finale, nous avons dominé le jeu en doublant la Nouvelle-Écosse au chapitre des lancers. Ça avait aussi été le cas lors de notre défaite contre cette équipe dans le tournoi à la ronde», mentionne Richer.

«Notre objectif est de se qualifier pour les quarts de finale et d’être la meilleure équipe de l’Atlantique aux Jeux. En fait, si nous ne terminons pas au moins dans le top 6, ce sera une grosse déception. Cela dit, nous n’avons pas une poule facile avec le Québec, l’Ontario et la Nouvelle-Écosse», révèle Richer.

Selon Richer, le Nouveau-Brunswick pourra compter sur plusieurs gros bonshommes (Eli Barnett, Cole Huckins), de la vitesse (Drew Elliott, Alex Cormier), du punch à l’attaque (Huckins, Elliot, Barnett, Peter Reynolds, David Doucet, Josh Nadeau et Evan Nause, entre autres) et du caractère.

«Nous avons aisément une dizaine de gars qui peuvent aspirer à une belle carrière dans le junior majeur, révèle Richer. Il y a d’ailleurs déjà des recruteurs qui m’ont appelé pour avoir des informations sur certains joueurs. Ça fait déjà presque deux ans que je travaille avec ce groupe et nous avons eu le temps d’analyser chaque joueur. Il y a vraiment du bon leadership. Même que je dirais qu’il y a quatre ou cinq gars qui pourraient facilement jouer le rôle de capitaine.»

Depuis le tournant du siècle, le Nouveau-Brunswick n’a pu faire mieux qu’une septième position, soit en 2007 à Whitehorse. Jake Allen, Patrice Cormier, Kelsey Tessier, Rémi Blanchard, Jacques Cormier, Devon MacAusland, Cameron Critchlow et Mike Thomas étaient les principaux éléments d’Équipe N.-B. au Yukon.

Le Nouveau-Brunswick a terminé au huitième échelon en 2003 (Bathurst/Campbellton), en 2011 (Halifax) et en 2015 (Prince George).

D’ici les Jeux du Canada, Philip Richer et ses adjoints devront retrancher un gardien, deux défenseurs et trois attaquants. L’alignement final d’Équipe Nouveau-Brunswick devrait être dévoilé peu après le Monctonian en novembre.