Alexandre Jacob suit les traces de son père Ricky

Il n’y a aucun doute possible, Alexandre Jacob est né pour porter les couleurs de l’équipe de hockey des Aigles Bleus de l’Université de Moncton.

Le talentueux patineur originaire de Dieppe a décidé de faire son entrée dans le monde le jour même où son père Ricky a porté l’uniforme du Bleu et Or pour la dernière fois dans le Nid des Aigles, le 20 février 1997.

Près de 21 ans plus tard, les deux sont à nouveau réunis dans la grande famille des Aigles Bleus.

Ricky Jacob devient le deuxième paternel à diriger son fils avec le Bleu et Or, après Louis et André Guay.

Mais comme Guay était entraîneur des gardiens, Jacob devient en réalité le premier à se retrouver directement derrière son fiston au banc des joueurs.

«C’est comme si c’était son destin de jouer ici. Mon épouse a donné naissance à Alexandre deux heures après ma dernière partie avec les Aigles. Je me souviens encore de Pete Belliveau (l’entraîneur-chef) qui est venu me voir pour me dire: si tu veux voir la naissance de ton enfant, tu ferais mieux de te rendre tout de suite à l’hôpital!», raconte-t-il avec émotion.

«C’est une soirée que je n’oublierai jamais», assure l’entraîneur adjoint.

«Même en grandissant, les Aigles Bleus faisaient partie de notre quotidien. On venait toujours voir les parties en famille. Le fait de le voir sur la glace avec ce chandail-là sur le dos, c’est spécial pour moi et toute la famille.»

Pourtant, diriger son fils n’a rien de nouveau pour lui, puisqu’il a été entraîneur du talentueux ailier droit depuis l’âge de 5 ans.

Mais le diriger au niveau universitaire, c’est une autre histoire.

«Je me sens chanceux et privilégié de pouvoir diriger Alexandre. C’est vraiment spécial. je l’ai déjà eu dans le hockey mineur, mais là, c’est du hockey de haut niveau, presque professionnel. C’est spécial d’avoir mon gars avec moi sur le banc», affirme-t-il.

Ricky Jacob insiste toutefois sur l’aspect professionnel de la relation quand les deux se retrouvent à l’aréna J.-Louis-Lévesque.

«On a un respect mutuel. Je le respecte comme joueur, et je pense qu’il me respecte comme coach. Quand on est à l’aréna, ce n’est pas une question de père et de fils, c’est un joueur et un entraîneur», mentionne-t-il.

«À la fin de la journée, on est ici pour faire un travail. Il a mérité son poste et mon rôle est de le guider dans la bonne direction. J’essaie de l’aider comme j’aide les 12 autres attaquants», poursuit celui qui a évolué avec le Bleu et Or de 1993 à 1997.

«On essaie d’apprécier chaque journée. On sait que ça ne va pas durer éternellement. On a tous les deux le même but: gagner un championnat canadien. Pour moi, c’est un beau défi d’essayer de gagner comme joueur et maintenant comme entraîneur.»

Pour l’étudiant en loisirs à l’Université de Moncton, c’est un rêve qui se réalise.

«Mon père a joué pendant quatre ans ici et il a remporté un championnat national (en 1995). Il m’a raconté que les célébrations ont duré une semaine», rigole-t-il.

«J’ai grandi en regardant jouer les Aigles Bleus et quand j’ai enfilé mon gilet pour la première fois, je me suis dit: je suis enfin ici.»

La belle histoire de la famille Jacob avec les Aigles Bleus n’est peut-être pas terminée puisque le cadet Jérémie évolue présentement avec les Sea Dogs de Saint-Jean, dans la LHJMQ.