Les partisans des Tigres n’ont pas oublié Gerry «Red» Ouellette

L’organisation des Tigres de Campbellton a profité de sa plus récente partie à domicile pour rendre hommage à l’un de ses plus grands bâtisseurs, Gerry «Red» Ouellette.

L’ancien entraîneur a beau être retourné vivre dans la région de Grand-Sault, les amateurs des Tigres ne l’ont pas oublié.

Certes, la chevelure rougeâtre qui lui a valu son surnom a viré au blanc depuis longtemps, mais il n’est pas passé inaperçu pour autant dans l’antre des Tigres vendredi. C’est que l’homme demeure malgré tout un personnage emblématique du hockey au Restigouche.

C’est sous sa gouverne, dans les années 70 et 80, que cette formation a connu ses plus belles heures de gloire, remportant notamment trois coupes Hardy, trophée qui récompense la meilleure équipe junior A au pays. Red Ouellette demeure d’ailleurs à ce jour le seul à avoir remporté cet honneur à trois reprises.

Au Centre civique Memorial de Campbellton vendredi soir dernier, il a procédé à la mise au jeu officielle lors de la partie opposants les Tigres au Blizzard.

Grand bâtisseur du hockey au Restigouche, Gerry «Red» Ouellette a été honoré lors de la dernière partie à domicile des Tigres de Campbellton. – Acadie Nouvelle Jean-François Boisvert

Il s’agissait d’un retour à Campbellton pour M. Ouellette qui célébrera, le 1er novembre, son 80e anniversaire de naissance. Et malgré quelques petits bobos mineurs, l’homme est parfaite santé. Il se souvient parfaitement de son arrivée dans la région après avoir accepté le poste d’entraîneur pour les Tigres. Au départ, son passage au Restigouche ne devait être que temporaire.

«Il était question d’un contrat de deux ou trois ans. Finalement, je suis finalement resté ici 24 ans», souligne-t-il.

Gerry «Red» Ouellette – Acadie Nouvelle Jean-François Boisvert

Après ses années de services, il a pris sa retraite en 1993. À la retraite de sa conjointe trois ans plus tard, il est retourné vivre dans son village natal de Grand-Sault.

Outre les Tigres, le nom de Red Ouellette est également associé au hockey mineur de Campbellton, au baseball, au festival du Saumon ainsi que d’autres organisations caritatives.

Mais avant de mener cette formation, ce dernier possédait déjà parcours professionnel impressionnant, à commencer par 12 années de hockey professionnel dont une trentaine de parties dans la Ligue nationale de hockey au sein des Bruins de Boston, ainsi que dans la ligue américaine et dans la ligue centrale.

À la barre des Tigres, il compte trois coupes Hardy en quatre participations à la finale. Selon lui par contre, c’est bien quatre coupes qu’il devrait avoir en poche.

«On s’est fait battre, mais pour ne pas dire voler par les arbitres en Colombie-Britannique», se remémore-t-il avec encore un peu d’amertume en bouche.

S’il a un penchant évident pour les Tigres, M. Ouellette doit composer aujourd’hui avec une nouvelle réalité, soit la présence de deux formations chez lui dans le Nord-Ouest, soit le Blizzard d’Edmundston et les Rapides de Grand-Sault (donc directement dans sa cour arrière).

Est-il déchiré de savoir pour qui prendre désormais?

«Pas vraiment. Je suis très détaché du hockey. On m’a demandé de m’impliquer (au sein du hockey junior A dans le Nord-Ouest), mais je suis un peu vieux pour ça. Par contre, je trouve ça vraiment bien d’avoir deux clubs ici. C’est bon pour le sport, pour le hockey. Je n’ai pas encore eu la chance d’aller les voir jouer (ni les Rapides, ni le Blizzard), mais je vais y aller sous peu», promet-il.

D’ici là, il a tout de même pu observer son ancienne formation lui faire honneur en l’emportant justement vendredi sur le Blizzard par la marque de 4-0.