Les Alpine de Tracadie entreprennent la défense de leur titre contre Shippagan

Parce qu’il peut composer avec des leaders de la trempe de Charles Austin, Daniel Basque, Kevin Landry, Martin McGraw et Ulysse Brideau, il ne fait aucun doute qu’Edgar Mallais est gâté. Le nouvel entraîneur-chef des Alpines de Tracadie en est d’ailleurs fort conscient. Et c’est aussi pourquoi il croit aux chances de son club de conserver sa couronne dans la Ligue de hockey senior Acadie-Chaleur.

Les Alpines auront l’occasion de démontrer le sérieux de cette affirmation, dimanche soir, alors qu’ils accueilleront les coriaces Marchands de Shippagan pour lancer la troisième campagne du circuit. Un match qui, bien sûr, représente une reprise de la dernière finale aux yeux des partisans des deux équipes.

«Je pense que les gars vont reprendre là où ils ont laissé», révèle Mallais, lui-même une ancienne gloire de l’organisation pendant la deuxième moitié des années 1980 et la décennie suivante.

«Le noyau est encore là, les gars sont en forme et ils ont envie de jouer au hockey», dit-il.

Évidemment, Edgar Mallais et son adjoint Trevor Cool ont l’intention d’apporter quelques changements dans la façon de faire du club. Le but est de rendre l’équipe encore plus performante.

«Le plus gros changement consiste à imposer des présences plus courtes aux joueurs sur la glace. J’estime que ça va nous aider à gagner en intensité. Et des joueurs plus intenses vont avoir tendance à gagner encore plus de batailles à un contre un dans les coins de patinoire et à faire encore plus attention aux petits détails qui sont tellement importants dans une victoire», explique Mallais.

L’entraîneur prend par ailleurs le temps de préciser que la force des Alpines ne se limite pas seulement aux cinq leaders mentionnés ci-haut.

«C’est sûr que nous avons de grands leaders en Charles Austin, Daniel Basque, Kevin Landry, Martin McGraw et Ulysse Brideau. Charles, c’est un joueur qui lorsqu’il décide de s’investir dans quelque chose, il s’investit. Il habite la région Chaleur et il est pourtant présent à tous les entraînements. C’est du gros leadership à mes yeux.»

«Kevin, c’est Kevin. C’est le meilleur défenseur de la ligue. Il peut jouer de 30 à 35 minutes. Daniel, lui, c’est à mon avis le joueur le plus complet de la ligue. C’est le gars que tu peux utiliser à toutes les sauces. C’est notre Patrice Bergeron. Martin et Ulysse, eux, apportent tellement d’expérience en plus de contribuer à l’attaque», raconte Mallais, manifestement en mode de renforcement positif.

Il ajoute toutefois que Lucien-Carl Sonier, son fils Jesse, les frères Carl et Yannick Devost, Michel Losier, Sébastien Hébert, Marc-Antoine Mazerolle, Ryan Ferguson, Brandon Haché et quelques autres ont tous un rôle important dans l’équipe. Il compte également donner l’occasion aux nouveaux venus Marc Losier et Olivier Breau de bien s’incorporer au groupe.

À noter que les Alpines seront privés de Michel Losier, Marc-Antoine Mazerolle et Sébastien Hébert. Dans les trois cas, c’est en raison de leur travail.

Des Marchands sans complexe à Shippagan

Les Marchands de Shippagan se présenteront au Complexe S.-A.-Dionne de Tracadie privés de quelques gros morceaux, à commencer par René-Guy Haché et Charles Bergeron. Cela dit, ils estiment eux aussi avoir de la profondeur et ils comptent bien tout faire pour gâcher le match d’ouverture des Alpines.

«Les gars sont en forme, affirme le joueur-entraîneur Samuel Paquet, qui pourra compter sur Michel David comme adjoint. Nous avons eu jusqu’à présent huit entraînements sur glace et il y a en moyenne de 12 à 15 joueurs chaque fois.»

Outre Haché, dont la conjointe a récemment accouché, et Bergeron, qui devra attendre jusqu’en décembre avant de reprendre l’action, les Marchands seront aussi privés de Carl Roussel et François Mazerolle.

«Nous allons nous présenter à Tracadie avec l’intention de donner notre 100%. Nous allons faire de notre mieux pour gagner. Voilà mon mandat pour le premier match», révèle Paquet.

«René-Guy, nous allons lui donner le temps qu’il lui faudra. C’est un premier enfant pour le couple. Et Charles, il faut d’abord qu’il se fasse retirer une tige de métal dans le pied. Je m’attends à le revoir dans les environs de Noël. Carl et François, eux, devraient être disponibles très bientôt», mentionne celui qui a succédé à Bernard Chiasson à la barre de l’équipe.

Par ailleurs, Samuel Paquet dit fonder de grands espoirs envers le jeune James Reid, fraîchement sorti des rangs scolaires. Il était la saison dernière le capitaine et grand leader des Vikings de Marie-Esther.

À écouter Paquet, il est clair qu’il voit Reid comme son principal projet et qu’il l’a pris sous son aile.

«James n’a que 18 ans et il représente notre futur. Nous allons le monter comme il faut. Pour dimanche, il va jouer avec Pierre-Paul (Roussel) et moi. Nous allons l’encadrer. Il va pour ainsi dire remplacer René-Guy dans le premier trio», dit-il.

«J’aime beaucoup ce que je vois du jeune jusqu’ici. Il a une bonne attitude, il travaille fort aux entraînements et il possède un beau potentiel offensif. Tu vois qu’il a du flair», souligne Paquet.

Le vétéran a ensuite répété ce qu’il avait claironné lors de son embauche le mois dernier.

«Avec moi, chaque joueur a droit à l’erreur. Par contre, quand tu en commets une, c’est important que tu fasses tout pour la corriger. Je veux des gars qui soient prêts à jouer dans toutes les situations. Et ça implique de savoir quoi faire quand on fait une erreur pendant l’action», indique Samuel Paquet.

À moins d’un empêchement en raison du travail, Guillaume Chiasson devrait normalement être devant le filet des Marchands, dimanche soir.

Outre Paquet, Roussel, Mazerolle et Chiasson, les autres leaders du noyau sont Frédérick Jones, André-Oliva Roussel, Marc-Antoine Robichaud, Samuel DeGrâce et Samuel Robichaud.