Félix Boivin: d’une équipe en reconstruction à une autre

À moins que le destin n’en décide autrement, Félix Boivin patinera pour la dernière fois sur la glace du Centre régional K.-C.-Irving, jeudi soir. Réputé pour sa joie de vivre, le numéro 55 des Foreurs de Val-d’Or anticipe toujours avec bonheur chacune de ses visites à Bathurst.

En comptant les trois matchs disputés la saison dernière dans l’uniforme des Tigres de Victoriaville, dont deux pendant les séries éliminatoires, Boivin en sera donc à une quatrième visite depuis que le Titan l’a échangé aux Tigres en compagnie d’un choix de sixième tour en juin 2017. Félix Meunier, qui n’aura fait que passer à Bathurst, et un choix de troisième ronde ont fait le chemin inverse.

«C’est toujours spécial de venir jouer à Bathurst!», s’exclame l’arrière de 5 pieds 7 pouces et 178 livres.

«J’ai quand même joué deux saisons et demie dans cette ville et j’y ai passé de très beaux moments. Surtout avec mon frère Christophe», souligne-t-il.

C’est d’ailleurs au Centre régional K.-C.-Irving et sous le regard de son frère qu’il a inscrit son premier but en carrière, le 31 octobre 2015. Aussi bien dire qu’il y a trois ans jour pour jour.

Cette visite à Bathurst ne pouvait d’ailleurs mieux tomber pour Félix Boivin puisqu’il sera en quête d’un 100e point en carrière. Pas si mal pour un défenseur.

«C’est drôle que vous me parlez de ça, parce qu’honnêtement je n’étais même pas au courant de ce chiffre», mentionne Boivin, qui totalise pour l’instant 29 buts et 70 mentions d’aide en 222 rencontres de saison régulière.

«Pour moi, le plus important a toujours été d’aider l’équipe à gagner, de faire tous les petits détails qui font la différence pour l’équipe. J’ai toujours préféré me concentrer aux succès de l’équipe», affirme-t-il.

Parce qu’ils voulaient avoir un vétéran pour diriger leur attaque à cinq, les Foreurs sont allés le chercher dans les Bois-Francs, lors de l’encan de juin, moyennant en retour une sélection de quatrième tour. Même s’il présente un différentiel négatif de -22, il n’en demeure pas moins que Boivin fait le travail sur le plan offensif avec ses quatre buts et 11 passes en 16 duels. Un seul arrière a fait mieux que lui à ce chapitre jusqu’ici, soit Charles-Édouard D’Astous (6-14=20), de l’Océanic de Rimouski.

Comme c’est le cas pour le Titan (3-11-1, 7 pts, 17e), les Foreurs (4-10-2, 10 pts, 16e) sont également dans un cycle de reconstruction. Toutefois, la formation abitibienne joue du bien meilleur hockey que leurs adversaires de jeudi soir, comme en témoignent leur fiche de quatre gains, cinq revers et une défaite en prolongation lors de leurs 10 derniers duels. Et Boivin, le meilleur pointeur du club, a évidemment un gros mot à dire dans les succès du club.

«Je suis vraiment bien à Val-d’Or. Je me sens en confiance et à ma place», dit-il.

«Je suis arrivé ici au mois d’août et j’ai été accueilli à bras ouverts comme un pro. L’organisation est superbe, de même que ma famille de pension. Honnêtement, je ne pourrais pas demander mieux. L’organisation traite les joueurs comme des professionnels et j’aime cela à merveille. Vraiment, j’adore cette place», soutient Boivin.

Comme il s’agit de sa dernière saison dans la LHJMQ, Félix Boivin devra bientôt commencer à planifier la suite. L’idée d’aller rejoindre son frère Christopher au sein du programme des Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières est évidemment fort tentante.

«Pour le moment, j’essaye de ne pas trop y penser. Ç’a tellement passé vite. J’ai l’impression d’avoir encore 17 ans. C’est pourquoi je veux profiter au maximum de ma dernière saison. Ensuite, c’est sûr que d’aller rejoindre mon frère à Trois Rivières sera quelque chose de fort intéressant. En fait, si je ne reçois aucune offre professionnelle, c’est probablement là que je vais me diriger. Je serai très content de jouer de nouveau avec Christophe», ajoute le hockeyeur de Québec.

Le retour au jeu de Crossman encore retardé

Si le retour au jeu d’Ethan Crossman risque d’être retardé encore d’une semaine, le Titan d’Acadie-Bathurst pourra toutefois compter sur le Slovaque Kristian Kovacik, jeudi soir, face aux Foreurs de Val-d’Or.

Le joueur de centre de 17 ans, auteur d’un but et deux passes en 12 rencontres, a raté les trois derniers matchs en raison d’une commotion cérébrale.

Le directeur général Sylvain Couturier a par ailleurs confirmé qu’aucun joueur n’avait été rappelé pour cette rencontre.

Couturier s’est toutefois dit plus que satisfait du travail de Yan-Cédric Gaudreault et Alexis Dubé lors de leur rappel la semaine dernière.

Sans dire que Gaudreault s’est pratiquement assuré d’un poste à compter de Noël, le dg avoue que le Québécois a déjà un pied dans la porte «C’est un droitier qui possède un bon coup de patin et c’est un gars qui aime lancer la rondelle. Il a marqué des buts partout où il est passé. Il se passe quelque chose chaque fois qu’il est sur glace. Je n’aime pas confirmer des postes à ce stade-ci de la saison, mais nous aurons une décision à prendre à son sujet à Noël c’est certain», mentionne Couturier.

«J’ai aussi beaucoup aimé ce que j’ai vu du jeune Dubé. C’est un gros bonhomme qui ne craint pas de s’impliquer physiquement et il a même un meilleur coup de patin que je pensais. C’est clair que ce jeune a un bel avenir dans la LHJMQ», confie-t-il.

Au cours des prochaines, quelques autres jeunes pourraient obtenir un essai, à commencer par l’attaquant Yannic Bastarache, de même que les défenseurs Cole Larkin et Zachary Racicot.

«Ça va être plus difficile pour Larkin et Racicot parce que nous avons en ce moment huit défenseurs en santé à Bathurst, mais nous aimerions quand même leur donner un essai. Bastarache, lui, il faut d’abord qu’il retrouve son synchronisme. Il a été blessé et n’a disputé que sept parties cette saison.

Les attaquants Olivier Coulombe et Charles-André Cypihot sont deux joueurs que nous pourrions revoir d’ici Noël.

Enfin, Sylvain Couturier dit être le dernier surpris de voir le jeune Alexandre David sortir de sa coquille.

«Je l’ai toujours dit, la crème finit toujours par remonter à la surface. Je n’ai jamais eu d’inquiétude au sujet d’Alexandre. Il a le talent et il y met les efforts. Il a aussi une bonne attitude et une excellente éthique de travail. Je n’ai aucun doute qu’Alexandre David va récolter beaucoup de points dans la LHJMQ», souligne Couturier.