Soccer: le capitaine fier d’avoir enfin mené les Aigles Bleus aux séries

«On va jouer avec notre coeur, avec notre fierté et on va tout donner. Si on fait ça, tout ira bien.»

Voilà cinq ans qu’il rêve à ce moment. À sa dernière saison avec l’équipe de soccer des Aigles Bleus de l’Université de Moncton, Saad Mersadi peut enfin participer au tournoi éliminatoire.

Tout ce qu’il souhaite maintenant, c’est de terminer sa carrière universitaire sur une note positive.

«C’est un grand exploit de participer aux séries. Ça fait des années que j’en rêve», confirme le capitaine du Bleu et Or.

«Depuis que je suis ici, je voulais atteindre les séries. Finalement, mon rêve s’est réalisé. Après notre dernier match (une victoire de 5 à 2 contre les Tigers de l’Université Dalhousie), j’ai été donner un gros câlin à mon entraîneur (Florian Ntima-Nsiemi) et je suis allé fêter avec mes coéquipiers sur le terrain et dans le vestiaire», raconte-t-il en rigolant.

Le Marocain d’origine pense que son équipe pourrait surprendre bien des gens lors du tournoi final du Sport universitaire de l’Atlantique (SUA), qui débutera jeudi à Sydney, en Nouvelle-Écosse.

«Je voudrais aller le plus loin possible. J’aimerais bien participer au championnat national. On va tout donner, on n’a rien à perdre. On fera de notre mieux pour rendre la fierté à nos Aigles Bleus», assure-t-il.

Le footballeur âgé de 23 ans accueille avec beaucoup de modestie sa nomination au sein de la seconde équipe d’étoiles du SUA.

«C’est une grosse fierté pour moi, mais je le vois plus comme un exploit collectif. Ce n’est pas juste moi tout seul, c’est quelque chose que nous avons fait en équipe.»

L’attaquante Catherine Dupuis a mérité le même honneur du côté de la formation féminine.

Le sélectionneur Florian Ntima-Nsiemi se dit heureux de voir ses joueurs participer aux séries pour la première fois depuis 2012.

«Si on regarde la première moitié de saison, le contenu n’était pas complètement à jeter à la poubelle. On a été dangereux contre tous nos adversaires. Je ne suis pas surpris par nos succès en deuxième moitié. Je suis plus soulagé de voir que les gars ont pu débloquer et qu’ils ont pu allier la partie résultats à la partie performance», souligne-t-il.

«Notre grosse crainte, c’était qu’on joue bien, qu’on soit compétitif, mais qu’on n’obtienne pas de résultats positifs. En première moitié, on donnait des buts et des points à nos adversaires et c’est ça qui était effrayant.»

Comme ses joueurs, l’entraîneur-chef a bien l’intention de savourer chaque moment de ce tournoi éliminatoire.

«C’est un pur plaisir et un honneur. Ça valide le travail accompli et la confiance que l’université nous a donnée. C’est une belle récompense. Mais c’est aussi une responsabilité, parce que c’est la table des grands. Il faut encore passer au niveau supérieur.»

Et même si son équipe s’est qualifiée lors du tout dernier match de la saison (avec un dossier de 5-7-0 (15 points), il affirme que le groupe ne souffre d’aucun complexe face à ses adversaires.

«On peut tout accomplir. On peut aller jusqu’au bout, comme on peut se faire sortir dès le premier match. La page est blanche. On veut gagner le tournoi, mais ça doit se faire étape par étape.»

L’U de M disputera sa première rencontre jeudi à 16h30, face aux Reds de l’Université du Nouveau-Brunswick (7-2-3, 24 points).

Dans le seul duel entre les deux formations cette saison, UNB l’avait emporté 4 à 2.

«C’est une équipe bien organisée, mais qui est à notre portée. Ça va être un vrai beau match si on met les ingrédients du début en termes d’engagement et d’intensité. Ça va être ça la clé. On doit mouiller le maillot plus que jamais.»

Florian Ntima-Nsiemi a aussi salué la nomination de son capitaine dans la deuxième équipe d’étoiles du SUA.

«C’est une belle récompense pour tout ce qu’il a accompli depuis qu’il est avec le programme. C’est un honneur très mérité, très légitime. Il a toujours été ce rayon de soleil pour notre équipe dans les moments difficiles et il a pris beaucoup sur ses épaules pendant des périodes là.»