Stephen et Casey Fox partagent un nom de famille… et l’art de terroriser les défenses adverses

L’un est Acadien, l’autre est anglophone. Sauf que leur parcours est étrangement similaire. En fait, c’était écrit dans le ciel que leur destin allait être lié. Stephen et Casey Fox partagent plus que le même nom de famille. Les deux athlètes ont été repêchés par la même équipe dans la LHJMQ et c’est avec la même formation qu’ils terrorisent maintenant les gardiens de la Ligue de hockey des Maritimes.

On pourrait d’ailleurs dire que les Ramblers de Amherst ont été de fins renards d’avoir été chercher les deux Fox.

Depuis qu’ils ont été réunis au centre Alexandre Lafrenière, les trois compères pètent le feu.

Le trio a récolté pas moins de 51 points en 18 rencontres depuis le début de la saison.

Casey Fox a disputé 27 rencontres avec les Wildcats de Moncton, alors qu’Alexandre Lafrenière a joué 29 parties avec les Sea Dogs de Saint-Jean.

Stephen Fox, lui, n’a endossé l’uniforme des Wildcats qu’une seule fois.

«On avait joué une partie ensemble à Moncton au camp d’entraînement de 2017», se souvient Casey Fox, un Acadien originaire de Rivière-Verte.

«C’était contre Charlottetown, je pense. On avait notamment joué en désavantage numérique en duo. À ce moment-là, Stephen arrivait tout juste du midget AAA.»

C’est le destin qui a réuni l’Acadien, le Québécois et le Néo-Écossais sur une même unité offensive.

«On a pris un peu de temps à s’habituer parce que tout le monde était nouveau au début. Quand Matt Green a été blessé, les entraîneurs ont dû changer les trios et on s’est retrouvé les trois ensemble. Depuis ce temps-là, ça va bien», indique le numéro 10 des Ramblers.

Fox estime que les trois joueurs se complètent vraiment bien sur la glace.

«On a tous un rôle différent sur la patinoire. Stephen a vraiment une bonne force d’accélération, même s’il n’est pas très gros. Lafrenière, notre joueur de centre, est vraiment fort physiquement. Il peut monter la rondelle et marquer des buts. Moi, j’essaie de compléter le travail des deux», explique le patineur de 6 pieds et de 175 livres.

Le fougueux ailier gauche sait que la campagne 2018-2019 est cruciale pour son avenir.

«C’est une année importante pour moi, parce que je veux jouer au hockey universitaire l’année prochaine. L’an passé avec les Wildcats, j’avais plus un rôle défensif, mais cette saison, j’essaie d’apporter plus d’offensive à l’équipe.»

L’étudiant en criminologie à l’Université de Moncton dit beaucoup se plaire à Amherst.

«C’est un vieil aréna, mais l’atmosphère est incroyable. Les partisans sont aussi dans le match et font beaucoup de bruit. Sur la glace, on a vraiment une bonne chimie d’équipe. Je suis pas mal content d’être à Amherst.»

Casey Fox a effectué un dernier tour de piste dans sa région natale en fin de semaine dernière, alors que les Ramblers ont rendu visite au Blizzard d’Edmundston et aux Cataractes de Grand-Sault.

Une expérience qui restera à jamais gravée dans sa mémoire.

«C’était quelque chose de spécial de jouer chez nous pour la dernière fois de ma carrière junior. Ce fut vraiment une belle expérience. C’était rempli à Edmundston. Il y avait au moins une dizaine de gens de ma famille qui étaient présents», raconte-t-il.

«C’était un peu stressant pour mes premières présences sur la patinoire. Je ne voulais pas faire d’erreurs. Mais j’ai vraiment joué un bon match.»

Son compagnon de trio Stephen Fox dit apprécier le jeu de son homonyme.

«Alex et Casey étaient déjà des bons amis. Quand je suis arrivé, la chimie s’est faite toute seule. On se trouve sans aucun problème sur la glace et on peut tous marquer des buts», affirme le hockeyeur âgé de 18 ans.

«Je ne pensais jamais retrouver Casey sur mon chemin. C’est incroyable de se retrouver à nouveau dans la même équipe. On a tous le même but, soit d’avoir un impact sur l’équipe et aller jusqu’au bout», avance le joueur néo-écossais.

Avec le rendement de leur gros trio depuis le début de la saison, parions que les Ramblers vont veiller tard au printemps.