Jakob Pelletier sur les traces d’Alexander Radulov

Quand il était haut comme trois pommes, Jakob Pelletier se promenait fièrement avec le chandail des Remparts de Québec. Le numéro 91 d’Alexander Radulov était pour lui le costume requis pour se présenter au Colisée. Aujourd’hui, le joueur de centre des Wildcats de Moncton se retrouve en bonne position pour suivre les traces de son idole de jeunesse dans la LNH.

Le numéro 11 n’est pas tellement plus grand (comme quatre pommes, disons), mais son talent attire de plus en plus l’attention des recruteurs.

Selon le dernier classement des meilleurs espoirs en vue du prochain repêchage de la LNH, le patineur originaire de Québec est classé en deuxième ou troisième ronde.

Seulement deux joueurs du circuit Courteau sont perçus comme des choix potentiels de premier tour, soit Raphaël Lavoie, des Mooseheads de Halifax, et Samuel Poulin, du Phoenix de Sherbrooke.

Au moins une douzaine de recruteurs d’équipes de la LNH ont déjà rendu visite à Pelletier et ce nombre devrait grandir à mesure que les points vont s’accumuler.

Jusqu’à maintenant en 2018-2019, il affiche un rendement de 13-19=32 en 21 rencontres.

Malgré toute cette attention, le principal intéressé garde les deux pieds sur terre et les deux patins sur la glace.

«Je n’avais même pas vu le classement. Honnêtement, ça ne me fait pas grand-chose. La seule vraie liste pour moi, c’est celle qui va sortir le 23 juin pour le repêchage», ajoute le patineur de 5 pieds 8 pouces et de 155 livres.

«Il y a encore une grosse partie de la saison à jouer. Pour moi, ce n’est qu’une liste comme une autre. C’est sûr que c’est  plaisant de voir qu’il y a de l’intérêt pour moi. J’en suis très reconnaissant. C’est en grande partie à cause de mes coéquipiers, parce que sans eux, je ne serais pas aussi bien classé.»

Pelletier est conscient qu’il a encore pas mal de boulot devant lui avant de patiner au niveau professionnel.

«C’est certain que je devrai être un peu plus gros et plus physique. Pas nécessairement de frapper plus les joueurs adverses, mais d’être plus solide sur mes patins. Je dirais qu’il me manque aussi un peu de vitesse. En fait, il me manque un peu de tout!», rigole-t-il.

«Je ne peux pas prévoir l’avenir, mais je vais travailler fort pour y arriver.»

En attendant, c’est un rendez-vous avec les Remparts de Québec qui l’attend, mardi soir.

«Quand j’étais ti-cul, les Remparts, c’étaient mes idoles. Le fait de jouer contre eux au Centre Vidéotron à Québec, ça va être quelque chose de très spécial», affirme-t-il.

Même si Radulov n’est plus là, l’attrait demeure aussi fort.

«C’était mon joueur préféré quand il jouait pour les Remparts et c’est toujours resté. C’est vrai que Sidney Crosby est dur à battre aussi», fait remarquer le joueur de centre.

Pelletier se produira devant une soixantaine de parents et amis qui seront réunis dans les gradins du Centre Vidéotron.

Ce sera pour lui un moment rempli d’émotions.

«C’est sur que je vais être un peu stressé au début du match, mais je pense que je serai capable de bien gérer ça. Ça fait longtemps que j’attends ce match et j’ai très hâte.»