Le meilleur pointeur des Rapides adore son expérience à Grand-Sault

Mais qu’est-ce qui peut bien motiver un gars du Lac-Saint-Jean à venir jouer au hockey junior dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick? Justement, c’est le hockey!

Jean-Simon Bélanger fait la pluie et le beau temps dans l’uniforme des Rapides de Grand-Sault, de la Ligue de hockey des Maritimes.

Malgré une fiche déficitaire des anciens Slammers de Woodstock (5-10-1, 11 points) à leur première saison dans leur nouvelle ville, l’ailier droit originaire de Saint-Félicien occupe le premier rang des pointeurs de son équipe – neuf buts et 22 points – et vient au 10e échelon dans le circuit.

Le hockeyeur de 6 pieds et de 185 livres n’est pas arrivé à reculons au Nouveau-Brunswick, après une année partagée entre le calibre junior AAA à Valleyfield et le Drakkar de Baie-Comeau. Il faut dire qu’il connaissait un peu la province, puisqu’il a porté les couleurs des Slammers pendant 24 rencontres en 2016-2017 (12 buts et 22 points).

«Sandy McCarthy était adjoint à Woodstock et avait bien aimé mon jeu, raconte le joueur âgé de 20 ans. Quand il est devenu entraîneur-chef et que l’équipe a déménagé à Grand-Sault cet été, il m’a parlé pour savoir si je souhaitais jouer pour lui. J’ai accepté, parce que je l’aime bien et que ça me tentait de venir jouer à Grand-Sault, une belle ville francophone.»

Pour l’instant, difficile de décrier cette nouvelle aventure pour Bélanger. Son entraîneur l’utilise à profusion et à toutes les sauces. Avec ses compagnons de trio – le centre Chris Melendez, originaire de la Floride, et Alex Morawski, un défenseur transformé en attaquant -, les défensives adverses peinent à trouver une solution pour freiner leur pouvoir offensif.

Depuis le début de la saison, le Félicinois a déjà en banque trois matchs de trois points et cinq de deux points.

«Quand tu joues beaucoup, ça aide, admet-il timidement. Le calibre de la ligue est très bon. Le fait d’avoir déjà joué junior majeur et dans le junior AAA m’aide aussi. C’est très agréable de jouer à Grand-Sault. Les gens sont vraiment gentils. La ville appuie sa nouvelle équipe et les partisans connaissent tous les joueurs. Je me fais saluer souvent tous les jours par des personnes que je ne connais même pas! C’est spécial», mentionne le no 24 des Rapides, qui apprécie la forte rivalité qui s’est créée avec le Blizzard d’Edmundston voisin.

Le choix de sixième ronde des Saguenéens de Chicoutimi en 2014 aimerait cependant davantage de victoires. L’équipe a mis fin à une vilaine séquence de huit revers (0-7-1) dans un gain en prolongation de 4 à 3 sur les Aces de St. Stephen, le 9 novembre.

Pour y arriver, Bélanger croit qu’il faudra resserrer le jeu défensif et éviter d’accorder de trop bonnes chances de marquer à l’adversaire.

«On ne se fait pas dominer, mais on perd souvent par un ou deux buts. Des fois, nous étions malchanceux ou on ne se présentait qu’une période sur trois. Dans notre dernier match, nous avons bien joué pendant trois périodes. Ça nous a donné une bonne leçon. Nous voulons participer aux éliminatoires et il nous reste encore 34 matchs», sentence l’attaquant.

Les Rapides sont présentement sixièmes et derniers de la division Eastlink Nord, à neuf points des Timberwolves de Miramichi et de la quatrième et dernière place donnant accès aux séries.

Après presque deux semaines sans jouer, Grand-Sault sautera sur la patinoire à trois reprises en fin de semaine. Il sera à Campbellton pour y affronter les Tigres (10-4-1) vendredi, visitera Miramichi (9-8-2) samedi dans un de ces fameux matchs de quatre points et recevra au Centre E.-&-P.-Sénéchal de Grand-Sault les Bearcats de Truro (12-5-1) dimanche après-midi.