Les Wildcats: champions en devenir ou imposteurs?

L’équipe qui présentait une fiche de 17-1-2 à ses 20 dernières rencontres brillait par son absence en fin de semaine au Centre Avenir. Les partisans des Wildcats de Moncton ont plutôt eu droit à un groupe qui ressemblait drôlement à des imposteurs. Pour savoir s’il s’agissait des véritables Wildcats ou de simples imitateurs, une petite conversation avec le capitaine Jonathan Aspirot s’imposait.

L’équipe de Darren Rumble trônait au sommet de la LHJMQ jeudi soir et tout annonçait un autre bon week-end, alors que le Phoenix de Sherbrooke et les Voltigeurs de Drummondville étaient de passage au Centre Avenir.

Le meilleur spectacle, ce fut finalement le défilé du père Noël qui l’a proposé aux amateurs de hockey. Dans l’amphithéâtre, c’est un coup de pied au derrière combiné de 16 à 3 qui attendait les partisans de l’équipe.

Comment expliquer une telle performance?

«Je pense qu’on a eu un petit relâchement, une baisse de régime. Mais ça fait partie d’une longue saison», affirme Jonathan Aspirot.

«C’est certain qu’on était sur un nuage après trois grosses victoires au Québec (à Baie-Comeau, à Chicoutimi et à Québec). C’est peut-être ça qui nous a nui un peu. On était peut-être revenu avec trop d’émotions», avance-t-il.

Jonathan Aspirot – Acadie Nouvelle: Stéphane Paquettee

«On n’était pas prêt à jouer. C’est de loin nos deux pires parties de l’année. Je pense que notre exécution n’était pas au niveau qu’elle devrait être.»

Pour une équipe qui semblait pratiquement incapable de perdre, le match contre Sherbrooke (un revers de 9 à 2) a été un réveil brutal.

«Tout le monde était frustré sur la façon dont les choses se passaient sur la glace», convient le capitaine.

«Samedi (un échec de 7 à 1 face à Drummondville), Joe Veleno a connu un bon match, mais c’était à nous de nous ressaisir. Mais ça ressemblait pas mal au match de vendredi.»

Même si les critiques commencent déjà à parler de la baloune qui se dégonfle, Aspirot n’a pas de temps à perdre avec les sceptiques.

«Depuis le début de la saison, on a prouvé qu’on fait partie des meilleures équipes de la ligue. C’est seulement deux défaites. Ce n’est pas la fin du monde. Il reste encore beaucoup de hockey à jouer cette saison pour prouver à tout le monde qu’on peut être la meilleure équipe de la ligue.»

On le sent dans sa voix, il n’y a pas de panique chez Jonathan Aspirot.

Le patineur québécois affirme que c’est aussi le cas pour le reste du groupe.

«On apprend dans la défaite. Ça fait partie d’une saison. On ne peut pas toutes les gagner. C’est sûr qu’on va être prêt pour les prochaines parties. On va mettre l’accent sur certaines choses qu’on doit améliorer durant les entraînements cette semaine (les sorties de zone, notamment). On va être prêt à attaquer le prochain match pour aller chercher une autre grosse victoire.»

La troupe de Darren Rumble (19-6-2-0, 40 points) disputera ses trois prochaines rencontres sur la route.

Le premier arrêt est prévu pour le 29 novembre, alors que les Wildcats visiteront les Cataractes de Shawinigan (7-16-1-1, 16 points).