Des Aigles Bleus amochés

Il est grand temps que la première moitié de saison se termine pour les Aigles Bleus de l’Université de Moncton, parce que l’entraîneur-chef Judes Vallée va manquer de soldats. L’infirmerie déborde depuis quelques semaines et les victoires se font de plus en plus rares.

Les défenseurs Olivier Desjardins, Vincent Lanoue et Alexandre Bernier sont présentement sur la touche.

Les deux premiers soignent des blessures au bas du corps, alors qu’on parle du haut du corps dans le cas de Bernier. Même chose pour l’attaquant Carl Marois.

Bernier et Lanoue pourraient être en mesure d’effectuer un retour au jeu en fin de semaine, mais ils représentent pour le moment des cas douteux. Desjardins et Marois devraient être absents jusqu’en janvier.

Les résultats de l’équipe reflètent cette réalité depuis un bout de temps (le Bleu et Or a perdu cinq de ses six dernières rencontres).

Le capitaine tente de maintenir le cap, mais il commence à y avoir moins de marins pour manoeuvrer adéquatement le navire.

«En défensive, on manque de soldats. Il nous manque des gros canons et ces trois gars-là représentent une lourde perte (Desjardins, Lanoue et Bernier), convient Judes Vallée. Mais c’est peut-être une bonne chose que ça se produire à ce temps-ci de l’année plutôt qu’en fin de saison. On devra seulement se retrousser les manches.»

L’U de M a lancé un SOS à Marc Gallie (qui évolue dans un circuit junior b) lors du dernier week-end et il pourrait participer aux rencontres de vendredi et samedi.

«Marc nous donne un bon coup de main. Il garde les choses simples et il fait du bon travail. Une chance qu’il est là», admet le pilote des Aigles Bleus.

Les récents insuccès ont évidemment un effet négatif sur le moral et la confiance de l’équipe.

Vallée en est parfaitement conscient.

«Je considère que tout est fragile pour nous cette saison. Regarde dans la LNH ou partout, chaque équipe traverse des périodes plus difficiles. Il faut simplement trouver une façon de s’en sortir rapidement», mentionne-t-il.

«Ce n’est pas parce qu’on joue mal, c’est juste qu’on manque un peu de munitions. Les gars sont conscients qu’il faut prendre les bouchées doubles, mais à un moment donné, à force de jouer et de jouer, on commence à être fatigués mentalement et à faire des erreurs», ajoute l’entraîneur-chef québécois.

«En même temps, je ne peux pas mettre des attaquants à la défense. On va prendre notre mal en patience et on va s’organiser pour bien finir la première moitié de saison. Je pense que c’est encore possible d’aller chercher deux victoires à la maison.»

Le problème, c’est qu’une équipe universitaire ne peut rappeler de joueurs en cas de blessures comme c’est le cas dans la plupart des autres circuits.

Encore là, ce n’est  pas une excuse, affirme Judes Vallée.

«C’est la même chose pour tout le monde. Il faut juste nous assurer d’être en santé après les Fêtes. On va prendre les décisions en fonction du médical et on va prendre nos décisions en fonction de la santé des gars en premier», précise-t-il.

«On voit qu’on manque de profondeur. Si on peut aller chercher deux autres défenseurs pour la saison prochaine, ça va être un peu moins compliqué. Avec de la profondeur à toutes les positions, on peut toujours s’en sortir.»

Malgré toutes les embûches, l’entraîneur fait un Jacques Demers de lui-même en restant positif.

«Malgré tout ça, on a avancé pas mal. Mais il reste encore beaucoup de travail à faire. Je peux t’assurer que les jeunes se donnent à fond présentement. Quand je suis arrivé, j’ai dit que je voulais une équipe compétitive, qui se présente tous les soirs. Et à part le match contre Acadia (un échec de 5 à 1 le 11 novembre dernier), on s’est présenté à toutes les parties», raconte-t-il.

«Nos jeunes sont fiers et ils veulent gagner. Ça, c’est un très gros point. Ça fait partie de notre culture.»

L’U de M (6-7-3, 15 points) accueillera les Tigers de l’Université Dalhousie (3-12-0, 6 points) vendredi et les X-Men de l’Université St. Francis Xavier (9-5-2, 20 points) samedi.