Janelle Bastarache: des buts à la tonne et un championnat dans sa mire

Janelle Bastarache est une machine à marquer des buts. Elle marque des buts sur la glace, dans ses rêves et fort probablement en se brossant les dents le matin! L’attaquante de 12e année est l’une des principales raisons qui expliquent la domination des Vedettes de la polyvalente Mathieu-Martin cette saison.

Si on inclut les parties de saison régulière et les tournois, la patineuse originaire de Memramcook a touché la cible 49 fois en seulement 15 rencontres.

Ça fait une moyenne de 3,3 par match.

Vous avez bien lu, une MOYENNE d’un tour du chapeau par match.

Malgré tout, l’athlète âgée de 17 ans préfère parler des Vedettes.

«Les statistiques individuelles, ce n’est pas ça qui est le plus important pour moi. Je fais mon possible pour aider mon équipe à gagner chaque partie», raconte-t-elle.

Janelle Bastarache, des Vedettes de Mathieu-Martin. – Gracieuseté

Depuis le début de la saison, l’équipe de l’institution de Dieppe présente un dossier de 14-0-1.

«Ça fait juste cinq ans que j’ai commencé à jouer au hockey. Je pense que je m’améliorer chaque saison et j’ai travaillé fort cet été pour avoir une bonne année», mentionne Janelle Bastarache.

Ses efforts ont été récompensés puisqu’elle a réussi à se tailler une place avec l’équipe qui représentera le Nouveau-Brunswick aux prochains Jeux du Canada, à Red Deer, en Alberta, en février 2019.

«J’ai joué à la ringuette toute ma vie. J’ai décidé que je voulais commencer quelque chose de nouveau, relever un nouveau défi. J’ai commencé à jouer au hockey avec les gars au niveau peewee», se souvient celle qui porte le numéro 14.

«Mon père m’a toujours dit quand je jouais à la ringuette: regarde pour les trous et ne lance pas sur la gardienne. C’est la même chose au hockey», rigole-t-elle.

«J’aimerais terminer ça avec une bannière au provincial, comme on l’a fait quand j’étais en dixième année. Ce titre a tellement bien fini notre saison. Ce serait un sentiment incroyable de finir ma carrière dans le hockey scolaire de la même façon.»

Pour y arriver, les Vedettes auront besoin d’une production soutenue du trio de Mélissa Laplante, Annie Melansion et Janelle Bastarache.

«Nos sorties de zone sont pas mal meilleures que par les années passées. On travaille aussi très fort dans les pratiques. On fonce également beaucoup au filet pour prendre les retours. Travailler fort et avoir du fun, c’est tout ce qui compte vraiment pour moi», indique celle qui veut poursuivre ses études universitaires en kinésiologie.

L’entraîneuse-chef des Vedettes, Julie LeBlanc, n’est pas surprise des succès de son attaquante.

«Elle joue pour moi depuis la neuvième année et elle a toujours été une marqueuse naturelle. Dans la dernière année, elle s’est entraînée fort pour aller aux Jeux du Canada», explique-t-elle.

«Son tir est très précis et elle a beaucoup de vitesse. Elle voit ce qui se passe sur la glace et elle sait ou se trouve le filet.»

Selon elle, Bastarache peut logiquement aspirer à une carrière au hockey universitaire.

«Je ne me souviens pas de la dernière fille qui a fait le saut du hockey scolaire aux Jeux du Canada, sans jouer dans le midget AAA. C’est un énorme saut et un accomplissement incroyable. Plusieurs pensaient que ce n’était pas possible, mais elle a prouvé le contraire. Si elle se met en tête qu’elle veut s’entraîner pour jouer au hockey universitaire, elle peut le faire.»

Parions que les Aigles Bleues de l’Université de Moncton vont la suivre de près d’ici la fin de la saison.