Les patineurs extrêmes remettront ça en février à Memramcook

Le patinage extrême sera de retour à Memramcook en 2019. Après le succès de la première édition de l’événement l’hiver dernier, le comité organisateur a décidé de récidiver en présentant une version différente et améliorée de ce qui sera la seule épreuve du genre au Canada atlantique cet hiver.

La course amateur de patin extrême (mieux connue sous le nom de Crashed Ice) se déroulera sur deux jours, soit les 15 et 16 février sur la piste aménagée derrière l’Institut de Memramcook.

Le nombre de participants passera de 80 à 96, dont 32 femmes. La longueur du parcours sera la même, mais le tracé a été modifié pour offrir un meilleur spectacle et un plus grand défi pour les athlètes.

Les différents gagnants se partageront des bourses d’une valeur de 1400$.

«L’événement a été un vrai succès l’an passé, les défis ont été nombreux et sa bonne tenue a rendu l’événement de Memramcook d’autant plus remarquable. Notre comité avait à coeur d’offrir une deuxième édition dans la belle vallée de Memramcook, pour encore plus de spectacles», raconte Rémi Mantion, président de l’événement et concepteur de la piste, lors d’une conférence de presse au Verger Belliveau.

Rangée du bas: Donald LeBlanc, directeur général de la chambre de commerce de Memramcook, Mariane Cullen, du comité organisateur, le maire Michel Gaudet et le champion de 2017, Bruno Richard. Deuxième rangée: Henri LeBlanc, du comité orhanisateur et Rémi Mantion, président de l’événement. – Acadie Nouvelle: Stéphane Paquette

«On retourne sur la pente de l’Institut de Memramcook, derrière le Monument Lefebvre. C’est une pente qui a bien fonctionné l’an passé et les sportifs ont vraiment apprécié. L’intérêt suscité par la première édition a été phénoménal et on veut proposer quelque chose d’encore meilleur.»

La course de niveau amateur comprendra des participants des quatre coins des Maritimes, mais aussi du Québec.

«L’objectif de notre événement est de proposer aux patineurs locaux l’accès à un beau défi inédit dans la région», mentionne le président.

«La limite d’inscriptions permettra une organisation optimale pour que tout  le monde puisse concourir dans les meilleures conditions. Notre but est de faire de cette course un moment inoubliable pour les athlètes, les bénévoles et surtout notre public qu’on espère nombreux.»

L’événement qui coûtera environ 40 000$ à organiser comprendra la participation d’une quarantaine de bénévoles par jour.

Les finales seront présentées le samedi 16 février en soirée.

Le maire Michel Gaudet s’est réjoui de la tenue d’un tel événement dans sa municipalité.

«La course se déroulera dans le cadre de notre carnaval d’hiver. L’événement promet d’être une activité captivante pour toute la famille. On espère tous qu’il fasse un petit brin plus chaud que l’an passé!», rigole-t-il.

La chambre de commerce de Memramcook est l’un des partenaires principaux du comité organisateur.

«Ce n’est pas toujours évident d’organiser un événement d’envergure comme ça», mentionne le directeur général, Donald LeBlanc.

«J’espère qu’on va pouvoir bâtir quelque chose pour les années à venir et on sera toujours pour appuyer les organisateurs.»

Les participants ont déjà hâte de dévaler la pente glacée en février prochain.

«Nous sommes très chanceux, c’est vraiment une expérience unique», indique Marie-Michelle Gionet, qui avait pris la quatrième position en 2018.

«Je compte encore y participer cette année, en plus d’offrir mon aide pour l’organisation. J’espère pouvoir faire mieux que l’an passé avec un peu d’entraînement.»

Rappelons que ce sont deux anciens des Aigles Bleus de l’Université de Moncton qui l’avaient emporté en février dernier, soit Bruno Richard et Karine Roy.

La présence du champion Bruno Richard est incertaine

Le champion de la première édition de l’événement, Bruno Richard, ne sait pas encore s’il prendra part à l’événement en février.

La dernière année a été particulièrement folle pour l’ancien hockeyeur, avec notamment la naissance de sa fille. Il a pris une petite pause du circuit de Red Bull Crashed Ice, mais n’écarte pas un retour à la compétition cet hiver.

«C’est sûr que l’événement a gagné en notoriété après une première édition réussie», souligne-t-il.

«On va avoir des athlètes plus expérimentés, puisque le succès va certainement attirer d’autres athlètes du Québec et de la Nouvelle-Écosse. Le calibre devrait être un peu plus relevé.»

Bruno Richard n’est pas encore certain s’il sera sur la ligne de départ le 15 février, puisqu’il songe à effectuer un retour sur le circuit professionnel au cours des prochaines semaines.

«Ça reste à confirmer. Il y a une épreuve de la Coupe Ryder en même temps au Wisconsin. Si je veux faire mon entrée à nouveau sur le circuit du Redbull Crashed Ice, je n’aurais pas le choix de prendre cette direction», souligne l’athlète originaire de Bédec.

«Je me suis entraîné très fort cet été, mais le calendrier n’était pas facile cette année parce que les événements sont éparpillés un peu partout dans le monde. J’aimerais beaucoup aller à Boston en février, mais ce n’est pas encore certain que je pourrai participer à une course pour me qualifier.»

Bruno Richard réserve peut-être une belle surprise aux organisateurs et aux amateurs en février.

«Le comité organisateur ici est dynamique et l’événement s’annonce prometteur. Ça va être difficile de tourner le dos à cet événement.»

Les compétiteurs pourront s’inscrire pour participer à cette course à compter du 7 décembre.