Lourde perte pour l’équipe de cross-country des Aigles Bleus

Le Service de l’activité physique et sportive de l’Université de Moncton a dorénavant deux postes d’entraîneurs-chefs à combler avec le départ de Jean-Marc Doiron.

Celui qui pilote les deux équipes de cross-country des Aigles Bleus depuis cinq ans a décidé de se retirer afin de passer plus de temps avec sa petite famille qui va s’agrandir dans quelques mois.

Rappelons que poste d’entraîneur de soccer masculin est également vacant depuis que Florian Ntima-Nsiemi a quitté, le 6 décembre dernier.

Pour l’entraîneur originaire de Collette, la décision n’a pas été facile à prendre.

«Je veux passer plus de temps avec ma nouvelle petite famille qui commence. C’est ça le facteur qui a déclenché cette décision. Ça n’a pas été facile parce que j’aime beaucoup le groupe d’athlète avec qui je travaille», souligne-t-il avec un peu de trémolos dans la voix.

«Mais à un moment donné, avec un emploi à temps plein, trois entraînements par semaine, les courses les week-ends, le travail qui vient avec ça, les voyages à l’extérieur, c’est du temps que je ne serai pas en train de passer avec mon petit bébé qui aura quatre mois à ce moment-là. Je veux être un bon papa pour le nouveau-né (dont le sexe sera annoncé vendredi!)», affirme celui qui est journaliste à l’Acadie Nouvelle dans la vie de tous les jours.

Doiron a annoncé la nouvelle à son équipe et à la direction de l’U de M au cours des derniers jours.

«Je leur ai dit que je suis prêt à continuer à leur préparer un plan d’entraînement et à leur offrir un encadrement. Je n’abandonne pas mes vétérans. Je veux m’assurer qu’ils et elles puissent continuer leur cheminement de la meilleure façon possible», s’empresse-t-il d’ajouter.

«Tout le monde a compris. Tout le monde savait qu’Anouk était enceinte et plusieurs m’avaient déjà posé la question à savoir si j’allais revenir l’an prochain. Quand je leur ai annoncé la nouvelle, ils m’ont tous remercié pour les années, le temps et la passion que j’ai mis dans mon travail avec eux.»

Jean-Marc Doiron et son équipe de cross-country 2018, Université de Moncton. – Gracieuseté

Son départ ne s’applique toutefois pas encore à l’équipe d’athlétisme puisqu’il demeure entraîneur des courses de longue distance de l’U de M jusqu’aux Championnats du Sport universitaire de l’Atlantique (SUA), qui auront lieu en février 2019 à Moncton.

Il ne coupe toutefois pas les liens complètement avec son groupe de cross-country.

«Je suis quand même prêt à rester comme un genre de consultant et d’apprendre à celui ou celle qui me remplacera comment manoeuvrer dans le système et d’offrir mes connaissances. Ce programme me tient beaucoup à coeur. J’ai passé cinq ans comme athlètes et cinq ans comme entraîneur avec le Bleu et Or. Ça m’a vraiment formé comme personne et je veux que d’autres aient la chance de vivre cette même expérience.»

Quant au futur, Jean-Marc Doiron n’écarte aucune possibilité.

«Ça se peut que je revienne dans quelques années», souligne-t-il.

«Dans 21 ans!», blague son épouse Anouk dans un éclat de rire.

«Si l’occasion se présente dans le futur, je prendrai le temps d’y réfléchir. Je ne ferme pas la porte à un retour éventuel.»