Gabrielle Saulnier sur les traces des gloires des Aigles Bleues

Gabrielle Saulnier a grandi à proximité des grandes équipes des Aigles Bleues de l’Université de Moncton. Au fil des ans, elle a suivi les prouesses de Valérie Boisclair, Mariève-Provost, Geneviève David, Marie-Michelle Poirier et toutes ces grandes joueuses. La petite fille de Memramcook rêvait en secret de suivre leurs traces et de porter le chandail bleu et or un jour. Non seulement a-t-elle réalisé son rêve, mais elle est aujourd’hui devenue un des rouages importants de l’équipe de Marc-André Côté.

Depuis le début de la saison, le numéro 20 évolue sur le premier trio de l’équipe, en compagnie de Katryne Villeneuve et Janelle Graham.

En 21 rencontres, la joueuse acadienne présente une fiche de 2-1=3 et une efficacité de +3.

Lentement mais sûrement, elle commence à sortir de sa coquille, comme un beau papillon multicolore.

Un papillon aux couleurs de l’Acadie, bien sûr.

«Je viens de Memramcook et c’est vraiment une fierté pour moi de jouer avec les Aigles Bleues. Depuis que je suis jeune, j’ai toujours voulu jouer ici. Je suis fière de pouvoir représenter mon petit village et de porter cet uniforme», souligne la patineuse âgée de 20 ans, avec de l’émotion dans la voix.

«Je vois ça comme un privilège de jouer sur le premier trio de l’équipe. On dirait que ça me force à jouer mieux!», rigole l’étudiante en sciences infirmières.

«C’est beaucoup de pression, mais en même temps, c’est une belle source de motivation. C’est quand j’ai de la pression que je suis à mon meilleur. Ça m’incite à pousser et à donner 100% de moi-même.»

Selon elle, c’est surtout entre les deux oreilles que ça se passe.

«Je me prépare mentalement pour arriver prêt pour chaque partie. Ça va vraiment bien présentement. Je m’entends bien avec Janelle Graham et Katryne Villeneuve et j’espère que ce sera comme ça pour le reste de la saison.»

L’ancienne des Rockets de Moncton (midget AAA) a développé une belle complicité avec ses collègues de travail.

«On a une belle chimie entre nous. On passe beaucoup de temps ensemble durant les entraînements et on a une bonne communication. C’est plaisant de jouer avec elles», affirme Gabrielle Saulnier.

De son propre aveu, elle est une joueuse très différente de la timide recrue qui s’est présentée au camp d’entraînement en septembre 2017.

«Je pense que mes performances sont pas mal meilleures cette saison. J’ai plus de confiance et moi et je pense que c’est ça qui a fait la plus grosse différence par rapport à ma première année.L’an passé, j’étais plus stressée quand j’avais la rondelle. Aujourd’hui, je prends plus mon temps pour faire mes jeux et ça me permet d’apporter mon côté plus offensif à l’équipe.»

Cela dit, elle est consciente qu’elle a encore du travail à faire.

«J’aimerais marquer plus de buts! Je dois prendre plus de tirs au but. J’aimerais également développer encore plus mon côté défensif. J’ai fait beaucoup de progrès à ce niveau, mais je devenir une meilleure joueuse dans ma propre zone.»

Le pilote de l’U de M se dit enchanté du rendement de son attaquante.

«Elle commence à trouver son identité comme joueuse de hockey. On voit une belle complicité entre elles et ses deux compagnes de trio. Elles commencent vraiment à bien se trouver sur la glace», souligne Marc-André Côté.

«Elle commence à bien utiliser sa grande vitesse pour déborder les défenseures des autres équipes et créer de l’offensive. On a parfois tendance à oublier que c’est juste une fille de deuxième année», ajoute-t-il.

«Je suis vraiment content avec sa progression et avec la constance qu’elle a démontrée. Je peux la mettre sur la glace et je sais exactement à quoi m’attendre. Elle est devenue beaucoup plus responsable sans la rondelle.»