Devenir championne du monde: le grand objectif de Courtney Sarault

Courtney Sarault n’a qu’une idée en tête à sa dernière compétition au niveau junior: devenir championne du monde.

La bombe sur patins de Moncton en sera à ses derniers tours de piste chez les juniors, alors que les Championnats du monde de l’ISU seront présentés à Montréal, du 25 au 27 janvier.

Celle qui a déjà remporté une médaille d’argent au niveau senior plus tôt cette saison s’en promet pour ce dernier grand rendez-vous dans le groupe des juniors.

Surtout après sa performance de l’an dernier en Pologne, où elle avait décroché deux médailles d’argent et une d’or (dans le relais 3000m).

«Je suis vraiment excitée pour cette compétition parce que j’ai maintenant quelques années d’expérience à ce niveau. Je sens que je suis plus prête que je ne l’ai jamais été», raconte la patineuse âgée de 18 ans.

«Je suis en plein entraînement présentement, ce qui devrait me permettre d’arriver à cette compétition au sommet de ma forme. Je mets les bouchées doubles depuis quelques semaines, et lorsque je vais réduire la cadence, je vais littéralement voler sur la glace!»

Elle mange littéralement de la glace présentement, elle qui s’entraîne pendant une trentaine d’heures par semaine, à raison de deux sessions par jour, six jours sur sept.

«C’est un peu énervant parce que je devrais être au sommet seulement quelques jours avant la compétition. C’est une grosse dose de stress parce que je suis complètement crevée présentement. Mais je dois avoir confiance en mes entraîneurs», explique-t-elle.

«Ça devient difficile d’étudier, parce que lorsque j’ai un peu de temps libre, je veux seulement me reposer et dormir. Mais j’adore ce que je fais», affirme l’étudiante en kinésiologie à l’Université Concordia.

La Néo-Brunswickoise reconnaît que la pression sera immense sur ses épaules.

«Ce qui est difficile dans le patinage de vitesse, c’est qu’on est toujours à l’entraînement. Ce n’est pas comme le hockey, où il y a des parties de temps en temps. On s’entraîne parfois pendant des mois avant de participer à une compétition. Mais je sais que ça vaudra la peine en fin de compte», souligne la fille de l’ancien joueur de la LNH Yves Sarault.

«Je ressens un peu plus de pression cette année parce que ça se passe au Canada et je sais que j’aurais beaucoup d’amis et de membres de ma famille dans les gradins. Et comme c’est ma dernière année junior, c’est ma dernière chance de décrocher des médailles. Il y a aussi le fait que j’ai toujours des attentes très élevées.»

Sauf que Courtney Sarault sait de quoi elle est capable.

«Je me présente dans cette compétition avec beaucoup d’espoir et de confiance. Mon but est de me battre pour le titre mondial. Je veux être dans le groupe de tête et je veux compétitionner pour une médaille dans toutes mes épreuves», mentionne celle qui sera au départ du 500m, du 1000m, du 1500m et du 3000 relais.

Au total, elle pourrait devoir disputer une quinzaine de courses en l’espace de trois jours.

«Je veux juste patiner comme je suis capable de le faire. Je dois être concentrée et rester dans ma bulle. Beaucoup de choses peuvent se produire en patinage sur courte piste si on n’a pas notre meilleure journée», rigole-t-elle.

«Je suis un peu tannée de terminer deuxième. Je veux décrocher une médaille d’or dans une des épreuves individuelles. Il n’est pas question que je me contente de terminer deuxième.»