Les Wildcats en ont plein de dos des Mooseheads

Les Wildcats de Moncton doivent commencer à en avoir plein le dos des Mooseheads de Halifax!

L’équipe d’Éric Veilleux (36-11-2-1, 75 points) vient de signer trois victoires en l’espace de deux semaines contre celle de John Torchetti (26-18-3-4, 59 points).

La dernière, un triomphe de 4 à 2, est survenue samedi soir au Centre Avenir.

Le défenseur Jared McIsaac a été la bougie d’allumage de son équipe avec un but (son 11e) et trois passes.

Raphaël Lavoie (23e), Keith Getson (19e) et Samuel Asselin (40e) ont aussi fait bouger les cordages pour les gagnants.

Mika Cyr (20e) et Jeremy McKenna (33e) ont riposté pour les locaux. Jakob Pelletier a récolté deux mentions d’aide dans la défaite.

Il s’agissait pour Moncton d’une sixième défaite de suite, en incluant deux revers en tirs de barrage.

«On a eu un petit relâchement en troisième période, mais je dirais qu’on a joué un bon match dans l’ensemble. Il faut trouver une façon de jouer un bon 60 minutes complet», racontait le capitaine des Wildcats, Jonathan Aspirot.

La défensive des Mooseheads a rendu la vie difficile aux attaquants des Wildcats en bloquant de nombreux tirs au cours de la rencontre.

«C’est à nous de trouver la ligne de tir vers le filet. On doit s’adapter et prendre des meilleures décisions avec la rondelle», affirme-t-il.

«On doit continuer à garder nos présences sur la patinoire courte et travailler plus fort que l’autre équipe. On doit aussi faire confiance à notre système de jeu et bien l’appliquer.»

L’entraîneur-chef John Torchetti affirme que ce sont présentement les détails qui font la différence entre la victoire et la défaite.

«On donne encore trop de surnombres à l’adversaire. Mais on doit travailler sur une foule de détails. Notre gardien fait un bon arrêt, et au lieu d’arrêter au filet pour déblayer le retour, on passe tout droit», explique-t-il.

«Les défenseurs ont aussi tendance à patiner à reculons. Je veux qu’ils patinent vers l’avant. Le hockey a changé. Nous ne sommes plus en 1990.»

Malgré tout, il affirme voir des signes encourageants.

«Je ne suis pas heureux d’avoir perdu, mais je suis heureux de la façon dont nous avons joué dans l’ensemble.»

Les Wildcats disputeront leur prochaine rencontre le 8 février, alors qu’ils rendront visite aux Screaming Eagles du Cap-Breton.

Le Titan trouve des façons de perdre

«C’est difficile d’apprendre à gagner. Apprendre à perdre, c’est facile. Il faut changer notre attitude de juste être content d’être dans le junior majeur.»

Le Titan d’Acadie-Bathurst avait la chance de rapporter quelques points dans ses bagages après son voyage de trois rencontres au Québec, mais l’équipe de Mario Durocher est passée dans le beurre, avec des revers de 8 à 1 contre les Huskies de Rouyn-Noranda, de 6 à 3 face à l’Armada de Blainville-Boisbriand et de 4 à 3 contre les Foreurs de Val-d’Or.

«Les parties contre Blainville-Boisbriand et Val-d’Or étaient à notre portée parce que ce sont des clubs de notre calibre. On a fait des bonnes choses dans ces deux rencontres, mais on est quand même sorti avec la défaite. Ce sont des points dont on avait besoin pour se donner une chance de participer aux séries éliminatoires», souligne le pilote du Titan.

«On menait 3 à 1 contre les Foreurs après deux périodes. Je pense qu’on a dominé ce match, mais ce sont les mauvaises pénalités qui nous ont fait mal. On a écopé d’une mauvaise punition avec plus de temps au cadran en deuxième. On leur a donné le goût et le momentum pour la troisième. Et ils en ont profité.»

Les hommes en vert ont effectivement marqué trois buts (Julien Tessier, Jacob Gaucher et Maxence Guénette) pour se sauver avec la victoire.

«On semble apprendre des façons de perdre présentement et j’aimerais mieux qu’on trouve des façons de gagner. C’est le côté décevant du voyage. Sauf qu’on est dans une situation où on ne peut pas se permettre de se décourager», affirme Mario Durocher.

Selon lui, ses joueurs apprennent lentement à gagner.

«Même si on a un club jeune, il n’y a rien de plus épeurant que de se contenter de la défaite. Il faut haïr ça. Il faut que ça ne soit pas plaisant de ne pas être dans l’alignement, que ça ne doit pas être plaisant d’accepter une défaite. Il ne faut pas se contenter d’avoir juste une passe. Il faut toujours en vouloir davantage. C’est ma façon de penser et c’est ce que je vais essayer de transmettre aux gars», raconte-t-il.

«Sidney Crosby est le meilleur joueur au monde et ce n’est pas pour rien. Il marque un but, il en veut deux. Il en marque deux, il en veut trois. Il n’est jamais satisfait. C’est là-dessus qu’il faut essayer de changer notre mentalité.»

L’entraîneur-chef admet que ses joueurs auditionnent chaque soir pour un poste en vue de la saison 2019-2010.

«Ça nous permet d’évaluer les joueurs dans différentes situations, ce qui est très important pour le futur. On veut voir ceux qui sont capables de jouer dans cette ligue et ceux qui veulent jouer pour le Titan», mentionne Durocher.

«On donne la chance à tout le monde. S’ils ne la saisissent pas, ce sera leur faute et ils iront jouer ailleurs l’année prochaine. Il nous reste 19 parties cette saison et doit développer un esprit de gagnant si on veut participer aux séries.»

Le Titan se retrouve présentement au 10e rang de l’Association Est avec un dossier de 7-41-1-1 (16 points), 10 points derrière les Sea Dogs de Saint-Jean (11-36-2-2, 26 points).