Classique hivernale: Nicolas Savoie s’attend à vivre une expérience inoubliable

Plus jeune, Nicolas Savoie adorait écouter les histoires de son grand-père Louis qui, dans ses jeunes années, a disputé des milliers de parties de hockey sur des patinoires extérieures. Ajoutez à cela qu’il rate rarement la traditionnelle Classique hivernale de la Ligue nationale du 1er janvier. C’est pourquoi, comme tous les ti-culs de son âge qui mangent du hockey pour déjeuner, diner et souper, il rêvait d’avoir un jour la chance de vivre l’expérience.

Ce rêve, le Dieppois de 16 ans va le réaliser dans quelques heures, dans le cadre de la Classique hivernale de la LHJMQ qui, cette année, est présentée aux Grandes Estrades de Saint-Tite.

Les Cataractes de Shawinigan accueillent pour l’occasion samedi les Remparts de Québec et le jeune Savoie à compter de 16h (heure du N.-B.).

«Ça va être la première fois que je vais jouer un match de hockey organisé dehors», s’exclame Savoie, dont le ton de la voix trahit son excitation.

«La majorité des gars de mon équipe n’ont jamais vécu ça. Ça va être une belle expérience de vie. Mon grand-père Louis m’a raconté plein d’histoire du temps qu’il jouait. J’ai aussi vu plusieurs matchs du Nouvel An à la télé. Tu vois ça et tu en rêves. J’ai hâte. Ce n’est pas tous les jours que tu as la chance de jouer un tel match», dit-il.

On a évidemment profité de l’occasion pour discuter de sa première saison dans la LHJMQ. Des débuts qui, à n’en point douter, impressionnent. À l’instar de son bon ami Lukas Cormier à Charlottetown, Savoie évolue lui aussi sur la première paire en défensive et il est utilisé à toutes les sauces.

«Je suis très content de ma progression, confie le choix de 4e tour (65e au total) des Remparts en juin dernier. Au début de la saison, je ne m’imaginais pas que j’allais avoir autant de temps de jeu. Je me suis bien adapté.»

Lentement mais sûrement, Savoie joue de plus en plus comme le défenseur qu’il souhaite devenir. Un peu comme il le faisait avec les Gladiators de Newbridge la saison dernière.

«Au début, je jouais différemment de mon style. Puis, j’ai commencé à gagner en confiance. Sauf que depuis le congé des Fêtes, j’ai haussé mon jeu d’un cran. Les Remparts m’ont quand même repêché pour une raison, me suis-je dit et Patrick Roy veut que je joue comme j’en suis capable. Il me dit ce qu’il aime et ce qu’il aime moins», dit-il.

«C’est spécial de jouer pour Patrick Roy. De plus en plus, je vois pourquoi il est un si bon entraîneur. Il sait toujours quoi te dire. Ce gars-là a du vécu», confie le Dieppois.

D’ici la fin du calendrier régulier, Nicolas Savoie aspire à améliorer chaque aspect de son jeu. Il n’hésite d’ailleurs pas à faire du temps supplémentaire en compagnie de l’entraîneur adjoint Martin Laperrière.

«Je travaille pour améliorer ma confiance, mon jeu physique et ma prise de décision. Je veux aussi avoir plus souvent la rondelle sur mon bâton. Je travaille aussi à améliorer mon lancer. Martin Laperrière m’a vraiment pris sous son aile», indique-t-il.

Les vétérans Étienne Verrette et Sam Dunn ont également beaucoup contribué à l’éclosion de Savoie.

«Ils ont joué le rôle de grand frère avec moi. J’ai joué beaucoup avec Étienne en début de saison, mais là j’évolue maintenant avec Sam. Tous les deux sont des coéquipiers exceptionnels», révèle l’arrière de 6 pieds et 174 livres qui montre un dossier de deux buts et sept passes pour neuf points en 41 rencontres.

En terminant, Savoie signale que les Remparts seront une équipe à surveiller pendant les séries éliminatoires.

«Nous n’avons pas eu le début de saison anticipé, mais nous jouons beaucoup mieux depuis les transactions du temps des Fêtes. Je crois vraiment que nous pouvons causer des surprises», ajoute-t-il.