Sherbrooke dit oui aux Jeux de la Francophonie… à certaines conditions

La Ville de Sherbrooke a accepté d’être hôte des prochains Jeux de la francophonie de 2021, mais à certaines conditions.

Le dossier est maintenant entre les mains du gouvernement du Québec, qui devrait soumettre la candidature de Sherbrooke à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Lors d’une séance extraordinaire du conseil municipal, lundi soir, une résolution a été adoptée, selon laquelle la municipalité accepterait d’accueillir les Jeux, mais seulement si les coûts n’explosent pas.

La Ville a l’intention de dépenser 5,5 millions $ sur cet événement.

Une bonne partie de ces sommes devaient malgré tout être dépensées sur les infrastructures et le transport, a expliqué le maire de la municipalité, Steve Lussier.

Les gouvernements du Québec et du Canada seraient donc invités à régler une bonne partie de la facture.

En 2015, Sherbrooke évaluait les coûts des Jeux à 52 millions $, et elle comptait dépenser 8,75 millions $. La municipalité a donc revu à la baisse sa contribution.

Le maire Lussier, qui était d’abord réticent au projet pour des raisons financières, s’est montré ouvert aux Jeux, mais à condition de ne pas dépasser les coûts prévus.

«Aucune question de créer une taxe spéciale pour les Jeux», a tranché le maire.

«Ce ne sera pas au détriment des projets municipaux et des services.»

La ministre québécoise de la Francophonie, Nadine Girault, s’est rendue à Sherbrooke pour rencontrer le maire plus tôt lundi.

«Je ferai le point à Québec avec mes collègues François Bonnardel, Isabelle Charest et Nathalie Roy. Les coûts seront évalués: à ce stade, ils demeurent élevés», a-t-elle fait savoir.

C’étaient les villes néo-brunswickoises de Moncton et Dieppe qui étaient censées accueillir les Jeux, à l’origine. Le premier ministre de la province, Blaine Higgs, avait toutefois annoncé que les Jeux n’auraient finalement pas lieu, pour des raisons financières.

Le maire de Sherbrooke avait d’abord refusé d’accueillir l’événement, mais il a accepté de réévaluer la situation.