1000 matchs de Bergeron: «Il était vraiment beau à voir jouer»

Plusieurs anciens coéquipiers et adversaires de Patrice Bergeron ont accepté de nous résumer en quelques phrases quel genre de joueur était Patrice Bergeron à l’époque du midget AAA et du Blizzard de Saint-François, de même que dans la LHJMQ avec le Titan d’Acadie-Bathurst.

Sans surprise, tous sans exception, y compris ses adversaires, ont vanté les qualités de joueur du hockeyeur de L’Ancienne-Lorette.

Keith Sexton, coéquipier avec le Blizzard et actuel défenseur chez les Castors de Saint-Quentin

«Chez le Blizzard, Patrice était de loin notre meilleur joueur. Honnêtement, il était impressionnant. Ce n’est pas compliqué, j’ai récolté un gros total de quatre points cette saison-là et au moins trois des quatre passes c’est parce que Patrice est venu chercher la rondelle derrière notre filet pour faire une montée d’un bout à l’autre pour aller la mettre dedans l’autre filet. Patrice n’était pas gros dans ce temps-là, mais il était quand même déjà deux coches au-dessus des autres. Il était évidemment notre capitaine. C’est un bon leader.»

Ian Mathieu-Girard, ex-adversaire du niveau atome jusque dans la LHJMQ

«Dès la première fois que j’ai affronté Patrice Bergeron au niveau atome A, il était assez évident pour moi qu’il était un joueur au-dessus de la moyenne, et ce dans toutes les facettes du jeu. J’ai eu la chance de jouer contre lui à travers les différents niveaux jusqu’au midget AAA, et je peux dire qu’il n’a jamais arrêté de se développer comme joueur de hockey. Sa progression a été fascinante à suivre. Au niveau midget AAA, il était un joueur dominant et difficile à jouer contre. Il était déjà un joueur complet qui pouvait te battre de différentes façons, que ce soit par son tir, ses mains, sa vision ou son intelligence. Lors de la saison 2001-2002, l’équipe de Patrice avait surpris notre équipe (Commandeurs de Lévis) lors de la première ronde des séries. Patrice avait été une coche au-dessus de tout le monde pendant cette série. Il ne trichait jamais en défensive et c’était très frustrant pour un joueur offensif de jouer contre lui. Il avait vraiment fait la différence dans la série. Je dirais que c’est à ce moment-là que j’ai commencé à réaliser qu’il était dans une classe à part et que ses bonnes habitudes de travail allaient le mener loin dans le hockey.»

Olivier Labelle, ex-adversaire dans le midget AAA

«J’ai joué avec Patrice dans le hockey d’été AAA durant trois années. Il n’était pas très grand à l’époque, mais il avait déjà un sens du jeu exceptionnel. Je mentirais par contre si je disais que j’aurais pu prédire qu’il allait devenir un futur membre du Temple de la renommée. (Rires) Cela dit, je suis très content pour lui et tout ce qu’il a accompli.»

Sébastien Morissette, ex-coéquipier avec le Titan

«Est-ce qu’on pouvait prédire une belle carrière pour Pat? Oui. Une carrière aussi exceptionnelle? Ça, c’était dur à prévoir. Je me rappelle la première fois que nous avons vu Pat dans l’entourage du Titan. Je jouais ma saison de 18 ans et Pat jouait dans le midget AAA. Il avait été rappelé pour disputer quelques matchs avec nous. Il était timide, un peu frêle, mesurant environ 5 pieds 9 pouces, mais on pouvait voir qu’il était bon. Dès la saison suivante, il s’est présenté au camp à prêt de 6 pieds 1 pouce Et plus la saison avançait, plus il était bon et contrôlait le jeu. Il n’arrêtait pas de gagner en confiance. Il avait une maturité et une discipline assez exceptionnelle pour un jeune de 17 ans. C’est par ailleurs moi qui a eu le plaisir de le conduire chaque jour à l’aréna lors de sa seule saison avec le Titan. Pendant nos discussions, j’étais toujours fasciné de l’entendre nous expliquer comment il voyait les jeux se dessiner à l’avance sur la patinoire, alors que la majorité d’entre nous pensions seulement à déjouer le joueur devant nous puis à s’ajuster ensuite. Nous savions tous qu’il allait faire bonne impression à son premier camp à Boston, mais nous étions loin de nous attendre à le perdre immédiatement. Pat est un modèle de détermination. Il a passé au travers de plusieurs épreuves pendant sa carrière et malgré tout il n’a jamais cessé de s’améliorer d’année en année. Il est aussi un modèle d’humilité. Chaque fois qu’on se recroise, il reste le même Pat qu’il était à 17 ans. Il est resté simple et toujours agréable à côtoyer. Je pourrais continuer longtemps à le louanger parce qu’à mes yeux Pat est dans une classe à part. Il mérite pleinement la belle carrière qu’il connaît. Il a tellement travaillé fort pour y arriver. Pat, c’est le cas de le dire, est un gentleman et un exemple pour tous les jeunes.»

Adam Russo, ex-coéquipier avec le Titan

«Je pense que tous les gars dans l’équipe savaient qu’il était un joueur spécial. Il était le genre à faire toutes les petites choses en tout temps sur la glace, sans que tout le monde les voient. Seuls les gars qui connaissent la game voyaient ce qu’il faisait. Il était aussi à la fois un bon coéquipier et un grand compétiteur. Il avait toutes les habiletés et c’était facile de voir qu’il allait devenir un joueur spécial.»

Thomas Beauregard, ex-coéquipier avec le Titan

«Personne ne peut prédire la carrière d’un joueur de 17 ans, mais nous savions qu’il était un joueur très doué. Cela dit, nous nous attendions à son retour à Bathurst à 18 ans. Personnellement, j’aurais vraiment aimé ça. (Rires) Patrice a toujours eu la capacité de s’adapter à toutes les situations de jeu. Il a su très bien s’adapter au niveau de la LNH et il est depuis plusieurs années le meilleur joueur québécois de la ligue. À mon avis, il sera sûrement élu au Temple de la renommée du hockey. Il a gagné la plupart des trophées et c’est tout en son honneur. Il mérite grandement ce qui lui arrive.»

Rémi Doucet, ex-coéquipier avec le Titan

«À 17 ans, Pat était un déjà un solide joueur très fiable dans toutes les situations du jeu. Que ce soit les mises au jeu, l’avantage numérique, le désavantage numérique, peu importe, il était vraiment beau à voir jouer. Et en plus, c’est un bon gars d’équipe. Quand il s’est présenté au camp d’entraînement après avoir été repêché par les Bruins, j’ai assez vite compris qu’il s’en allait dans la LNH. C’est incroyable comment il s’était amélioré pendant l’été. Au camp, il était rendu un homme parmi des enfants. C’était évident qu’il était déjà fin prêt pour le camp d’entraînement des Bruins.»

Nicolas Laplante, ex-coéquipier avec le Titan

«Dès la première fois que j’ai vu Patrice dans une partie intraéquipe à notre premier camp ensemble, j’ai mentionné à mes parents comment sa vision du jeu était incroyable. Il semblait savoir exactement où tout le monde se trouvait sur la glace et cela en tout temps. Il avait certainement un talent spécial. Il a su toujours m’impressionner au fur et à mesure de son cheminement dans la LNH. Autant par son talent que par sa ténacité, sa constance et son éthique de travail exemplaire. Et le plus important c’est qu’il est resté l’incroyable personne humble qu’il a toujours été. Je suis vraiment fier de lui.»

Olivier Filion, ex-coéquipier avec le Titan

«J’avais 20 ans quand Patrice est arrivé avec nous. Tout ce que je savais de lui c’est qu’il était censé être un bon prospect pour nous. Je ne le connaissais donc pas beaucoup et rien ne me disait qu’il aurait une grande carrière dans la Ligue nationale un jour. Mais plus les semaines avançaient et plus Patrice montrait une maturité dans son jeu que personne d’autre n’avait dans le club. Il est devenu rapidement une pièce maîtresse dans les succès de l’équipe. Patrice n’avait qu’une chose en tête, devenir meilleur jour après jour. Dans la dernière étape de la saison, Patrice jouait dans le premier trio, dans la première vague en avantage numérique et il était notre meilleur centre pour les mises en jeu. Il n’avait pourtant que 17 ans. Patrice était donc très bon à un jeune âge, mais s’il est où il est actuellement c’est en raison de sa détermination, de son étique de travail, de son caractère et, aussi, du gentleman qu’il est.»

Matthew Doherty, ex-coéquipier avec le Titan

«Si on m’avait demandé au début de sa saison recrue ce que je pensais de Patrice, j’aurais dit qu’il avait une chance réelle de jouer dans la LNH un jour. Par contre, si on m’avait posé la question à la fin de la même saison, j’aurais dit sans hésiter que ce gars-là allait devenir une vedette dans la LNH. Je n’ai jamais vu un joueur devenir meilleur de jour en jour que Patrice Bergeron. Il n’arrêtait jamais de travailler pour améliorer ses forces et ses faiblesses. Sa volonté de devenir le meilleur surpasse tout ce que j’ai vu de la part des autres joueurs avec qui j’ai joué.»