Le footballeur André Hyslop à Acadia: «Rien ne va arrêter cet être humain!»

Les Olympiens de l’école l’Odyssée sont devenus une véritable usine à produire des joueurs de football pour le niveau universitaire. Le demi défensif André Hyslop est le dernier à se joindre à ce groupe sélect, alors que l’athlète de Moncton s’alignera avec les Axemen de l’Université Acadia en 2019.

Il retrouvera plusieurs anciens de l’Odyssée dans le circuit du Sport universitaire de l’Atlantique (SUA), soit David Patry, Charles Lavallée et Ben Frew à l’Université Mount Allison, Benoit Cormier à l’Université St. Francis Xavier et Davis Stenhouse à l’Université Bishop’s.

«C’est exactement ce que je voulais, me rendre à un niveau de football très compétitif. C’est robuste et violent, mais ça va être pas mal de fun en même temps», explique celui qui poursuivra ses études en nutrition.

«Ça fait un bout de temps que je leur parlais. Ils m’ont invité pour une visite il y a quelques mois et je suis tombé en amour avec la ville et l’université. C’était une journée de partie et on avait l’impression que toute la ville était derrière leur équipe. Je n’ai jamais vu une atmosphère aussi électrique», ajoute le partisan des Cowboys de Dallas.

Le demi défensif de L’Odyssée et bientôt d’Acadia, André Hyslop. – Gracieuseté

«Wolfville est une petite ville, on peut marcher partout. On n’a pas besoin de voiture. En plus, ce sont des petites classes. J’adore ça. Ça m’inquiète un peu d’étudier en anglais. J’ai réalisé que je dois réapprendre mes termes de sciences en anglais. Mais je suis prêt pour le défi.»

Le demi défensif réalise que la marche sera haute entre le niveau secondaire et le football universitaire.

«Je veux leur montrer que même si je serai dans les plus jeunes, je peux compétitionner contre des plus vieux. Je veux juste leur montrer comment un joueur de l’Odyssée peut jouer», rigole-t-il.

Dans le circuit du Sport universitaire de l’Atlantique, Hyslop devra apprendre à «détester» plusieurs de ses anciens coéquipiers à l’Odyssée.

«Je suis très excité à l’idée de les affronter. Je me suis toujours entraîné dur contre eux et je suis prêt à les revoir de l’autre côté du terrain. Je vais certainement les frapper plus fort. Je veux leur montrer ce que j’ai appris au cours des dernières années», mentionne l’athlète âgé de 17 ans en riant de bon coeur.

À 6 pieds et 190 livres, le joueur acadien se retrouvera dans un monde de géants.

Et il le sait.

«Tout est plus vite. Les gars sont plus forts et plus méchants. C’est vraiment comme une business pour eux. Ils sont là pour jouer. C’est une vraie compétition.»

Sa préparation estivale deviendra donc cruciale avant son premier camp d’entraînement universitaire.

«Je vais faire d’autres sports (basketball et volleyball) durant l’été pour ajouter à mes habiletés athlétiques et je m’entraîne le plus souvent que je peux. Si j’ai le temps, j’aimerais jouer pour les Mustangs de Moncton (une équipe de niveau senior) cet été», souligne-t-il.

«Depuis que j’ai commencé à jouer au football, j’ai su que je voulais me rendre jusqu’au football universitaire. J’ai continué à me pousser pour y arriver. Si j’ai une chance d’aller plus loin ensuite, je vais la prendre. Mais pour l’instant, je veux surtout me concentrer sur mes études. Sauf que je rêve à la LCF tous les jours. On ne sait jamais où je pourrai me rendre.»

«Il n’a jamais stagné»

Le coentraîneur des Olympiens de l’école l’Odyssée, Jonathan Diodati, affirme qu’André Hyslop va faire parler de lui au cours des prochaines saisons dans le football universitaire.

«Moi je pense que rien ne va arrêter cet être humain là, s’il réussit à se tenir loin des blessures. Il en a eu plusieurs en 11e année, dont une commotion. Mais ça semble aller vraiment bien de ce côté», explique-t-il.

«Je lui ai enseigné de la 6e à la 8e année et il parlait juste de football. C’est inné dans lui. Il a trouvé sa place de partant en 9e année, même si on avait une équipe bourrée de talent.»

La détermination du jeune Acadien semble sans limites.

«Il s’est mis à s’entraîner, il a joué avec Équipe Nouveau-Brunswick et il n’est jamais débarqué du terrain. André a toujours grimpé l’échelle, il n’a jamais stagné», indique Diodati.

«C’est un gars qui est toujours positif et qui regarde toujours en avant. Il a aussi des belles qualités de leader.»

Sauf que la recrue devra faire sa place dans un circuit très compétitif.

«C’est certain que c’est une grosse marche, surtout à sa position. Je ne sais pas s’il va être capable de jouer à cette position-là au niveau universitaire tout de suite. Les Axemen vont peut-être le tasser un peu à l’extérieur à une position de demi éloigné, le temps qu’il grandisse et qu’il prenne de la masse musculaire», raconte Jonathan Diodati.

«Mais je pense que rien ne pourra l’arrêter. Il a juste ça dans lui. Il est un gars d’équipe et un vrai fonceur. Il n’y a pas grand-chose à son épreuve. On va beaucoup s’ennuyer de lui», assure-t-il.

«Il n’y a pas de limite pour lui. Je suis aussi très content qu’il ait décidé de suivre son propre chemin, sans suivre ses anciens coéquipiers.»