Lee Roy passe chez les professionnels

C’est officiel, Lee Roy est aujourd’hui un triathlète professionnel. Lundi matin, il a profité des médias sociaux pour confirmer la nouvelle tout en lançant sa nouvelle plateforme Lee Roy-Triathlète sur Facebook. À 37 ans, la «machine» de Bathurst estime que c’était le moment ou jamais de tenter l’expérience, avant que sa barbe ne devienne trop blanche.

Faire le saut chez les pros, Lee Roy y songeait depuis déjà quelques années. De façon plus sérieuse depuis le demi-ironman de Mont-Tremblant, en 2017, alors qu’il avait devancé plusieurs professionnels au classement.

«Je commence à gagner de l’âge et je me suis dit que c’était maintenant ou jamais. Je ne voulais pas me retrouver à 70 ans et regretter de ne pas l’avoir fait», mentionne-t-il.

De son propre aveu, ça ne devrait pas changer grand-chose si ce n’est qu’il vient d’ajouter de la pression supplémentaire sur ses épaules.

«C’est justement le genre de pression que je veux, rétorque-t-il. Ça va m’aider à me motiver encore plus à l’entraînement. En devenant pro, tu ressens le besoin de performer à tout prix.»

«L’autre différence c’est que lorsque tu es amateur, tu cours contre toi-même. Chez les pros, parce que nous avons droit à notre propre départ cinq minutes avant les amateurs, tu cours contre les autres pros», explique-t-il.

Bien entendu, pour passer à un autre niveau, Roy devra couper dans ses heures de travail afin de se concentrer davantage sur son sport.

Lui qui s’exerçait déjà de 18 à 22 heures par semaine s’entraînera maintenant de 30 à 32 heures. Ça veut dire que dans la présente année, au lieu de faire encaisser 20 000 km à son corps comme il le faisait depuis la dernière décennie, il en fera au moins 5000 km de plus.

«C’est environ 10 heures de plus d’efforts pour mon corps par semaine, mais en coupant mes heures de travail je vais être en mesure de mieux récupérer entre les entraînements. Je vais pouvoir faire plus d’étirements et plus de musculation, entre autres», explique-t-il.

Lee Roy a débuté sa préparation pour sa saison 2019 en décembre. Au menu, plusieurs heures consacrées à nager à la piscine, ou encore à faire du vélo station ou de la course sur un tapis roulant à la maison. C’est sans oublier des sorties en ski de fond, sport qu’il vient de découvrir, et la raquette.

Voici à quoi ressemblera son calendrier en 2019. Il entamera sa saison avec le demi-ironman de Victoria, en Colombie-Britannique, le dimanche 2 juin. Suivront le demi-ironman de Mont-Tremblant le 23 juin le plein Ironman de Mont-Tremblant le 18 août et enfin le demi-ironman de Niagara Falls le 22 septembre. Il prendra également part au triathlon Chaleur le 21 juillet.

«Je vise des top 10 pour les deux épreuves de Mont-Tremblant et un podium à Niagara Falls, indique-t-il. Pour Victoria, c’est différent, j’y vais plus pour vivre une expérience. Je ne connais même pas le parcours. Ce sera quand même ma première course chez les professionnels.»

Par ailleurs, Lee Roy tient à préciser qu’il ne s’attend aucunement à gagner sa vie avec son sport.

«Il n’y a que la crème des triathlètes qui gagnent bien leur vie et c’est surtout à cause de leurs commanditaires. Un gars comme Lionel Sanders fait partie de cette élite. Lionel est sans aucun doute le meilleur Canadien actuellement sur la scène mondiale. Je veux juste essayer ça une année pour voir ce que c’est que d’être un professionnel. Et présentement, je sais que ma vie est centrée sur le triathlon», ajoute-t-il.