Titan: une défaite sans effort, déplore Mario Durocher

Pour un entraîneur, perdre un match de hockey n’est jamais facile à vivre. Mais perdre quand l’effort n’y est pas, c’est doublement frustrant. C’est exactement ce que Mario Durocher a vécu dimanche après-midi à Moncton.

Plusieurs de ses joueurs ont semblé laisser leur éthique de travail dans l’autobus de l’équipe.

«Ils (les Wildcats) ont travaillé plus fort que nous. Quand tu es en avantage numérique et que tu as un joueur de plus sur la glace et que l’autre équipe marque quatre buts, c’est parce qu’ils travaillent plus fort que toi», explique-t-il.

«Je leur ai donné l’exemple de Jakob Pelletier. C’est un bon joueur de hockey, il a des habiletés naturelles. Mais il travaille. C’est pour ça qu’il a été un des premiers choix au repêchage de la LHJMQ (en 2017) et c’est pour ça qu’il va être un des premiers gars repêchés dans la LNH aussi», mentionne l’entraîneur-chef du Titan.

«Dimanche, on était deuxièmes sur la rondelle. On ne la voulait pas et on a payé le prix. C’est une question de manque de travail, et ça, j’ai beaucoup de misère avec ça. On travaillait bien en avantage numérique depuis quelques parties. On avait commencé à bâtir quelque chose d’intéressant. Mais on n’était pas là dimanche.»

Durocher affirme que le portrait commence à se préciser dans le cas de certains joueurs en vue de la prochaine saison.

«Ça va être agréable au camp d’entraînement. Il y aura beaucoup de postes disponibles. C’est tout ce que j’ai à dire là-dessus. Je ne briserai pas de chaises ou rien de ça. Ils savent ce qu’ils ont à faire. C’est à eux de me montrer ce qu’ils peuvent faire. Et s’ils pensent que la saison est terminée pour eux, tant pis», mentionne-t-il en haussant les épaules.

«Je ne leur demande rien de compliqué, juste de travailler fort et de faire les petites choses. Je leur ai demandé après le match: comment se fait-il que Moncton envoie continuellement la rondelle dans le fond de notre zone et qu’on se fait prendre prendre constamment avec des revirements? On veut transporter la rondelle parce qu’on est trop bons?»

L’entraîneur se dit déçu de voir le rendement de plusieurs.

«Ce n’est pas moi qui suis dans la pire situation. Il me reste deux années à mon contrat. Le message est là depuis Noël. Il leur reste une semaine pour nous montrer quelque chose.»