Une médaille d’argent spéciale pour deux anciennes Aigles Bleues

La médaille d’argent est généralement celle que les athlètes détestent le plus, parce que c’est la seule qu’on mérite à la suite d’une défaite. Une médaille d’argent, ça veut habituellement dire qu’on a laissé échapper l’or. Mais il y a des exceptions. Parlez-en à Cassandra Labrie et Katryne Villeneuve.

Les deux anciennes Aigles Bleues de l’Université de Moncton sont montées sur la seconde marche du podium lors des 29es Universiades d’hiver qui ont eu lieu en Russie.

L’équipe canadienne a baissé pavillon 2 à 0 devant l’équipe hôtesse en finale, dimanche à Krasnoïarsk, en Sibérie.

Mais pour la Franco-Ontarienne et la Néo-Écossaise, la médaille d’argent n’avait pas du tout un petit goût amer, bien au contraire.

De leur point de vue, chaque fois qu’on peut remporter une médaille lors d’une compétition internationale, c’est tout un accomplissement.

«Cette médaille représente pour moi toutes les années d’efforts et de travail que j’ai mis dans le hockey», raconte Katryne Villeneuve.

«Il n’y a rien de comparable au fait de remporter une médaille avec le chandail du Canada sur le dos», ajoute l’attaquante.

Selon elle, le match de la finale aurait pu aller d’un côté comme de l’autre.

«Le match m’a fait un peu penser au troisième match de la série contre les Huskies de l’Université St. Mary’s (l’U de M s’était incliné 1 à 0). On savait que le premier but du match serait peut-être le but gagnant. Je dirais qu’on a joué notre meilleure partie du tournoi.»

Katryne Villeneuve et Cassandra Labrie. – Gracieuseté

L’ex numéro 96 des Aigles Bleues dit avoir vécu une expérience unique.

«On a joué devant une foule de 2500 personnes qui criaient chaque fois que les Russes touchaient à la rondelle. C’était vraiment spécial. On n’a pas eu la médaille qu’on était venu chercher, mais je suis quand même très fière de cette équipe. Les Russes avaient seulement quatre filles qui n’avaient pas participé aux derniers Jeux olympiques.»

Villeneuve a terminé au deuxième rang parmi les meilleures pointeuses de la compétition, avec un dossier de 6-5=11 en 7 rencontres.

Cassandra Labrie parlait également d’un duel au sommet entre deux puissances du hockey féminin lors de la finale.

«Le match était incroyable. On les a tenus et on a travaillé plus fort qu’eux pendant tout le match. C’est la première fois que les Russes avaient de la difficulté à marquer un but», souligne-t-elle.

«La différence, c’est qu’elles ont réussi à profiter de leur avantage numérique. Je suis quand même heureuse de l’argent. Cette médaille représente tous les sacrifices que j’ai faits depuis des années. Avoir la chance de jouer au hockey au niveau international a vraiment été quelque chose de spécial. Je vais toujours me souvenir de ce voyage. C’est un dernier objectif accompli dans ma carrière au hockey.»

Les deux athlètes se tournent maintenant vers le futur. Dans le cas de Katryne Villeneuve, cet avenir pourrait passer par un circuit professionnel en Suède.

Pour Cassandra Labrie, ce sont des cours d’ingénierie au sein des Forces armées canadiennes à Halifax qui l’attend.

«Je vais définitivement continuer à jouer au hockey et j’aimerais éventuellement devenir entraîneuse», mentionne l’ancienne numéro 11 du Bleu et Or.