Pression et excitation pour les joueuses de l’Attack

Quand on avance en âge, on a tendance à savourer un peu plus chacune de nos expériences. Et c’est encore plus vrai pour les sportifs et sportives. Jocelyne Landry réalise que sa belle carrière tire à sa fin et la patineuse de l’Attack de l’Atlantique entend bien en profiter au maximum. Pour elle, les séries qui s’amorcent samedi n’ont pas de prix.

L’attaquante âgée de 31 ans réalise pleinement qu’elle arrive au crépuscule de son parcours dans la Ligue nationale de ringuette.

«Chaque saison, je me dis que c’est sans doute ma dernière, mais la saison suivante, je suis encore avec l’équipe. C’est devenu ma deuxième famille. J’adore être autour de l’équipe. J’ai dit aux filles qu’on devait gagner autant de championnats qu’on peut avant que je me retire pour vrai», rigole la joueuse originaire de Memramcook.

«Ça fait à peu près quatre ans que je dis que je vais prendre ma retraite. J’ai de la misère à décrocher. Je sais que la ringuette sera toujours dans ma vie, que ce soit comme joueuse ou comme entraîneuse», souligne le numéro 18 de l’Attack.

«Le sport m’a donné les plus beaux souvenirs de ma vie. Je veux redonner à la ringuette après ma carrière de joueuse.»

Landry est là depuis le premier jour de l’aventure de la formation (huit saisons) qui regroupe des patineuses des quatre coins du Canada atlantique.

«Je n’avais jamais gagné de championnat national. Pour moi, la saison passée, c’était un rêve que j’ai pu réaliser. C’est un but que je ne pensais jamais que j’allais atteindre. Pouvoir faire ça une deuxième fois, surtout à mon âge, serait quelque chose de très spécial.»

Celle qui travaille pour la GRC dans la vie de tous les jours affirme que l’Attack sera prêt à affronter le Lightning de Richmond Hill au premier tour éliminatoire.

«On a travaillé dur comme équipe pendant toute la saison. Avec ce qu’on a vécu l’an passé, on sait ce que ça prend pour aller jusqu’au bout. Ce n’est évidemment pas facile de remporter un championnat national», souligne-t-elle.

«Notre jeu défensif a toujours été un de nos défis. On essaie toujours de trouver des façons de réduire le nombre de buts qu’on accorde. C’est quelque chose qu’on pratique constamment.»

Selon elle, la pression de défendre le titre acquis en 2018 sera omniprésente.

«On essaie de ne pas y penser. Il n’y a aucune partie qui sera facile. Toutes les équipes qui sont là sont capables de gagner un championnat», mentionne Jocelyne Landry.

«Ça va prendre beaucoup de persévérance et un bon travail d’équipe. On doit aussi suivre notre système de jeu. Chaque fois qu’on fait ça, on se donne une chance de gagner des parties. On veut montrer que notre titre de l’an passé, ce n’était pas de la chance. On veut défendre notre titre et être vu comme une puissance dans la ligue.»

Isabelle Cormier affirme que l’Attack se présente en séries avec le couteau entre les dents.

«Ça fait toute l’année qu’on se prépare pour ça. On s’attend à ce que le Lightning va venir pour compétitionner», mentionne l’arrière âgé de 22 ans.

«C’est beaucoup de pression, c’est sûr. C’est plus difficile de répéter, mais on va essayer de revivre ce qu’on a fait l’an passé. On va avoir besoin de détermination et de l’effort de tout le monde. Si on joue comme on le peut, on va y arriver», avance-t-elle.

«Ça fait trois ans de suite qu’on va au national et c’est toujours une très belle expérience. Avec la médaille d’argent, il y a deux ans et l’or l’an passé, on veut prouver qu’on est encore capable de monter sur le podium», affirme l’athlète originaire de Dieppe.

Madisson Gaudet en est une autre qui rêve d’un titre national.

«Il y a de la pression dans la première série parce qu’elle détermine notre participation au national. Mais en même temps, je suis excité de jouer mes premières séries dans la Ligue nationale de ringuette», raconte la joueuse âgée de 18 ans.

«C’est très spécial de pouvoir pratiquer le sport qu’on aime le plus au monde devant des partisans aussi passionnés. Les arénas vont certainement être remplis de jeunes. Ce sera une atmosphère excitante et sans doute inoubliable.»