Les Castors de Saint-Quentin: la nouvelle dynastie?

Les Castors de Saint-Quentin doivent-ils être considérés comme une dynastie dans le Circuit régional de hockey? Si la question mérite d’être posée compte tenu de leur troisième sacre en quatre ans, ne comptez pas sur les rongeurs du Restigouche-Ouest pour y répondre.

Les trois joueurs à qui la question a été posée ont tous dévié la conversation à leur façon.

Le défenseur Mathieu Labrie, qui a été choisi le joueur le plus utile de la finale, a même fait montre d’une habileté de politicien.

«Une dynastie? C’est dur d’expliquer nos succès. Je dirais que nous avons une équipe avec du caractère», affirme l’ancien défenseur étoile du Titan d’Acadie-Bathurst.

«Ça fait longtemps que je joue au hockey et je n’ai jamais vu un club tissé aussi serré. Je sais que c’est cliché de dire ça, mais nous sommes vraiment comme une famille. Non seulement nos joueurs sont constants, mais ils ont aussi du caractère. C’est pourquoi nous avons réussi à réaliser autant de remontées. Nous sommes devenus des spécialistes de remontées», révèle Labrie.

«C’est vrai que nous n’avons pas eu une bonne saison régulière, mais nous avions aussi rarement un club complet. Cela dit, ce n’est pas une excuse parce que toutes les équipes ont le même problème. En fait, nous avons un club qui est capable de hausser son jeu d’un cran une fois les séries éliminatoires commencées», confie-t-il.

«C’est sans oublier nos partisans qui ont été extraordinaires. Ils ont été intimidants dans les séries. À Saint-François, même s’ils étaient moins nombreux, ce sont eux que nous entendions dans l’aréna. Notre septième joueur nous accompagnait partout où nous allions», mentionne Labrie.

Le gardien Pierre-Luc Thériault a lui aussi réussi à contourner la question.

«C’est un bien gros mot que dynastie, indique-t-il. Disons que nous avions des attentes même si le chemin s’annonçait difficile. Mais entre le croire et le faire, il y a quand même une différence. Nous étions quand même les négligés avant que ne débutent les séries et je dirais que ça nous a motivés.»

«Ce que je retiens des présentes séries, ç’a été la résilience des gars. C’était vraiment quelque chose à voir. Nous avons un club émotif avec plusieurs jeunes joueurs. J’ai bien aimé la contribution de nos jeunes. Je pense à Brandon Coulombe, Eddie Banville, Bryce Milson et Olivier Gendron, entre autres», explique Thériault, qui célébrait un quatrième sacre avec les Castors. Il a aussi remporté deux coupes avec les Rum Runners de Richibucto en 2009 et 2010.

«L’une de nos grandes forces c’est notre profondeur et la chimie entre les gars. L’entraîneur Marc-André Lévesque a également fait du bon travail en trouvant les bonnes combinaisons pour les trios», ajoute Thériault.

Même le jeune Eddie Banville s’est montré frileux de parler de dynastie. À croire que le sujet est tabou chez les Castors.

«Nous avons un bon groupe de gars et ç’a été un beau moment à vivre, vendredi soir. Des soirées comme celle-là, je voudrais en vivre chaque jour», soutient le jeune Banville.

«Je n’avais jamais vu ça avant une équipe qui parvenait à revenir chaque fois de l’arrière. Il faut dire que nous avions de bons leaders dans notre vestiaire. Des gars comme Keith Sexton, Mathieu Labrie, Jason Thibault et Pierre-Luc Thériault ont fait une grande différence, complète Banville.