Des protégés de Frantz Jean aspirent à la coupe Stanley

Frantz Jean a gagné partout où il est passé. Il a remporté un championnat canadien avec les Aigles Bleus de l’Université de Moncton comme joueur, un championnat de la LHJMQ avec les Wildcats de Moncton comme entraîneur des gardiens, et aujourd’hui, l’Acadien d’adoption a les yeux rivés sur le plus beau prix au hockey: la mythique Coupe Stanley.

Le Lightning de Tampa Bay a connu une saison record en 2018-2019, égalant la marque de 62 victoires des Red Wings de Detroit de 1995-1996.

Cette campagne exceptionnelle, la formation de la Floride la doit en partie aux deux protégés de Jean, Andrei Vasilesvkiy et Louis Domingue.

Le Russe a offert un rendement de 39-10-4.

De son côté, l’ancien des Wildcats de Moncton a présenté une fiche de 21-5-0 cet hiver.

«C’est tellement un long pèlerinage. Je ne sais pas exactement ce que ça signifie. Je n’ai jamais été dans une situation de la gagner», raconte celui qui a dirigé les gardiens des Wildcats pendant 10 ans.

«Tout ce que je peux faire, c’est d’être le meilleur entraîneur possible et d’aider mes gardiens pour y arriver», ajoute-t-il.

«La recette magique, je ne la connais pas. C’est difficile de gagner un championnat dans n’importe quelle ligue. C’est encore plus vrai pour la coupe Stanley. C’est un rêve, mais je dirais que c’est plus un objectif qu’un rêve.»

Le résident de Dieppe affirme que tout le monde rame dans le même sens à Tampa Bay.

«Tu te donnes corps et âme vers le même but. Tout ce que tu fais dans ta vie est dirigé vers ça. C’est vraiment une longue marche vers quelque chose, avec tous les sacrifices que ça implique. Et il y a 15 autres équipes qui ont le même objectif chaque année», mentionne celui qui en est à sa deuxième campagne avec le Lightning.

Jean affirme que tous les joueurs sont conscients qu’ils sont encore loin du saint Graal du hockey.

«Oui, on a eu une saison extraordinaire. Mais en fin de compte, ça ne veut rien dire. La seule chose que ça signifie, c’est que ça te donne l’avantage de la patinoire jusqu’au bout. Je pense que c’est un peu l’attitude tout le monde ici.»

L’entraîneur des gardiens se dit impressionné par le travail d’Andrei Vasilevskyi devant le filet du Lightning.

«Il est dans un très bon état d’esprit. Il a eu une bonne deuxième moitié de saison et il a très bien fini l’année. Je suis très content de son rendement. C’est un gars qui carbure sur les parties importantes, sur l’émotion et sur l’adrénaline des séries. Pour lui, c’est comme une véritable renaissance quand il arrive à cette période de l’année.»

Jean a aussi eu des bons mots à l’endroit de Louis Domingue, son ancien élève chez les Wildcats.

«Il a été très efficace quand Vasilevskyi a été blessé. Il a pris sa carrière en main et c’est une des grosses raisons qui explique qu’on a atteint le seuil de 62 victoires. Normalement, on espère qu’un deuxième gardien gagne la moitié de ses départs. Lui a terminé la saison avec une fiche incroyable.»

Frantz Jean et son école de hockey Protek Goaltending seront de retour au Centre Arthur-J.-LeBlanc, de Dieppe, du 12 au 16 août.

«On essaie d’innover avec les nouvelles façons de faire dans la LNH. On enseigne aux jeunes un plan de match pour qu’ils puissent répondre à tous les genres d’attaques qu’ils doivent contrer dans un match. On travaille aussi beaucoup sur le conditionnement physique.»

Jean souhaite accueillir une trentaine de jeunes gardiens cet été.

Et si tout se déroule comme prévu, l’entraîneur aura peut-être une belle bague de la Coupe Stanley à leur montrer.