Wildcats: une saison riche en émotions

Imaginez une belle grosse montagne russe, avec des sommets vertigineux, des chutes effrayantes et des virages terrifiants. Voilà pas mal à quoi a ressemblé la saison 2018-2019 des Wildcats de Moncton.

L’équipe d’abord dirigée par Darren Rumble, puis John Torchetti, a montré qu’elle était capable du meilleur, comme du pire, parfois dans le même match.

Moncton a flirté avec le premier rang au classement général de la LHJMQ au mois de novembre, avant de sombrer dans une profonde hibernation.

Cette grande chute vers les bas-fonds a coûté le boulot à Darren Rumble.

Sous la gouverne de John Torchetti, le groupe a repris de la vigueur, tout juste avant les séries.

Même si le Drakkar de Baie-Comeau était largement favori pour éliminer les Wildcats, ce sont plutôt les Chats sauvages qui ont sabordé leur opposant en sept rencontres.

Mais les blessures, les suspensions et le retour de quelques mauvaises habitudes ont permis aux Mooseheads de Halifax de les envoyer au plancher en quatre petites parties lors du second tour.

«Nous devons apprendre à mieux gérer la pression, parce que nous avons complètement changé notre style de jeu lors des 10 dernières minutes de jeu, mercredi contre Halifax», faisait remarquer l’entraîneur-chef.

«Nous devrons faire preuve de plus de maturité la saison prochaine pour devenir une meilleure équipe», affirme Torchetti.

«Mais nos jeunes ont eu droit à une bonne dose d’expérience en séries. Ils ont appris plein de choses qui vont leur être utiles l’an prochain. Nous avons certains gars qui ont connu des séries très ordinaires et on s’attend à beaucoup plus de leur part en 2019-2020.»

Un total de 14 joueurs pourront revenir la saison prochaine.

«C’est certain qu’on a beaucoup de travail à faire pour nous améliorer. On doit clairement dénicher des gars qui peuvent marquer des buts. On devra s’asseoir et décider dans quelle direction on s’en va.»

L’Acadien Mika Cyr aurait souhaité que le voyage dure plus longtemps.

«On est quand même fier d’avoir pu battre Baie-Comeau au premier tour, mais on est vraiment déçus d’avoir perdu en quatre matchs contre Halifax. Je pense qu’on méritait un meilleur sort. Ce sont les petits détails qui nous ont coûté cher», mentionne le patineur originaire de Sainte-Anne-de-Madawaska.

«On a eu des hauts et des bas cette saison. C’est sûr que ce fut une bonne année dans l’ensemble, mais on aurait aimé se rendre plus loin dans les séries.»

L’attaquant Jakob Pelletier était complètement dévasté.

«Il nous manquait beaucoup de joueurs en première ronde et on a réussi à gagner. Je pense que ça en dit long sur notre caractère», affirme-t-il.

«Mais je peux te dire que c’est difficile de perdre cette série en quatre parties», ajoute-t-il d’une voix étouffée par les sanglots.

«Je pense qu’on a fini en force. L’arrivée de Torchetti nous a donné un second souffle. Personnellement, je pense que j’ai grandi comme joueur, mais aussi comme personne.»

De son côté, le capitaine Jonathan Aspirot parlait d’une voix à peine audible, tellement la déception était forte.

«On a réussi à passer à travers Baie-Comeau en sept parties, mais ça fait mal au cœur de perdre contre Halifax en quatre matchs. Mais c’est le hockey», souligne-t-il en poussant un gros soupir.

«On a quand même vécu une belle saison. On a tissé des liens qu’on n’oubliera jamais. On va essayer de passer beaucoup de temps en équipe. On a trois gars de 20 ans (Gabriel Sylvestre, Brady Pataki et Francis Leclerc), trois frères qui partent.»

La recrue Elliot Desnoyers dit avoir adoré sa première saison dans la LHJMQ.

«On avait le groupe pour se rendre plus loin en séries, mais je pense qu’on peut être fier de ce qu’on a accompli en battant Baie-Comeau. J’ai été bien encadré par toute l’organisation. J’ai vécu une saison magique avec les Wildcats et j’ai déjà hâte à l’an prochain», avance-t-il.

«Je veux devenir un leader dans l’équipe et améliorer mon jeu dans les deux sens de la patinoire.»

Le gardien Francis Leclerc affirme qu’il quittera Moncton avec un petit pincement au cœur.

«J’ai adoré mon passage à Moncton. C’est une organisation extraordinaire, avec nos installations et de la façon dont ils traitent les joueurs. J’ai aussi eu beaucoup de fun avec les boys», soutient le portier âgé de 20 ans.

«C’est un peu dommage de finir comme ça, mais c’est la vie.»