Marathon de Boston: Matt McNeil se démarque

Matt McNeil était un jeune homme fier lorsque le journal a réussi à le rejoindre, lundi après-midi, moins de deux heures après qu’il soit devenu le troisième meilleur marathonien dans l’histoire du Nouveau-Brunswick. Le coureur de Saint-Jean, qui n’est âgé que de 25 ans, a complété le Marathon de Boston en 2 heures, 28 minutes et 27 secondes.

Il n’y a plus devant lui que le recordman sur 42,2 km, Réjean Chiasson, auteur d’un impressionnant 2h17m48s en 2011 à Toronto, et Joe Maguire qui, il y a 35 ans à Halifax, avait réalisé un chrono de 2h27m57s alors qu’il était âgé de 41 ans.

«C’était un objectif de me retrouver parmi les meilleurs et c’est vraiment cool d’être en compagnie ces deux coureurs», affirme McNeil, qui habite depuis quelques années à Halifax.

McNeil, qui a terminé la course au 78e rang, dit avoir trouvé fort difficiles les derniers kilomètres.

«Je suis content de mon chrono considérant que c’était vraiment humide. Et même si j’ai essayé de boire en conséquence, j’étais très déshydraté au fil d’arrivée», raconte McNeil, qui a effectivement fortement ralenti dans les deux derniers kilomètres.

Il doute cependant d’être en mesure de s’approcher un jour du record de Réjean Chiasson.

«Je n’en suis vraiment pas certain, dit-il. J’ai été blessé souvent dans le passé et ça m’a donc empêché de m’entraîner comme je l’aurais voulu.»

«J’ai peut-être 25 ans, mais je me sens comme si j’en avais 50», ajoute McNeil en riant.

McNeil n’est par ailleurs pas le seul athlète du Nouveau-Brunswick qui s’est taillé une place dans l’histoire de la province.

Chez les dames, Rochelle Johnston a elle aussi tiré son épingle du jeu.

La coureuse de Moncton, qui fait partie du top-5 des meilleures marathoniennes dans l’histoire du N.-B. (chrono de 3h01m00s à Toronto en octobre dernier) a ramené un temps de 3h11m06s.

«Je suis très fière de ma course, indique-t-elle. Ce n’était pas ma meilleure course, mais j’ai vécu une expérience incroyable et j’ai gardé le sourire du début à la fin. J’ai couru du mieux que je le pouvais et j’ai réussi à m’amuser en même temps. Je ne peux pas demander mieux.»

«La température était excellente finalement. La pluie s’est même arrêtée avant le début de la course. C’était très humide, mais il y avait parfois un petit vent frais qui était bien accueilli. C’était également incroyable de voir cette foule très bruyante. Il n’y a pas eu un seul moment calme», mentionne Rochelle Johnston.

Notons par ailleurs que pas moins de neuf coureurs du Nouveau-Brunswick ont réussi à briser la barre mythique des trois heures.

Outre McNeil, on retrouve Vincent Merriam (2h44m10s), Mathieu Morrison (2h46m17s), Daniel LeBlanc (2h51m29s), Colin McQuade (2h52m34s), Evan Doucet (2h53m31s), Chris McNamara (2h55m53s), Greg McCann (2h57m17s) et Glenn Myers (2h58m36s).

«Ma course s’est bien passée, souligne Daniel LeBlanc. Je visais un temps sous la barre de 2h55m. Même si je n’ai pas eu l’entraînement que j’aurais voulu, le corps a tenu le coup. Je suis donc content.»

«J’ai obtenu mon meilleur chrono à vie, ce qui fait que je suis satisfait. J’ai battu mon ancien record par 10 secondes, confie pour sa part Evan Doucet. La foule était incroyable. C’est un peu la marque de commerce ici. Les gens de Boston aiment beaucoup leur marathon.»

C’est le Kényan Lawrence Cherono qui a triomphé en 2h07m57s. Il a devancé l’Éthiopien Lelisa Desisa (2h57m59s) par deux petites secondes.

Un autre Kényan, Kenneth Kipkemoi (2m0807s), a pris la troisième place pas très loin derrière les deux premiers.

Chez les dames, l’Éthiopienne Worknesh Degefa l’a emporté en 2h23m31s, suivie de la Edna Kiplagat (2h24m13s), du Kenya, et l’Américaine Jordan Hasay (2h25m20s) complètent le podium.