Danielle Castonguay: le talent n’est pas une affaire de grandeur

Sans tambour ni trompette, la gardienne Danielle Castonguay se fraie tranquillement un chemin dans l’univers du hockey féminin. On en a pour preuve son curriculum vitae qui ne cesse de s’allonger de belles réalisations. La dernière en date, le titre de gardienne par excellence dans la Ligue de hockey féminin midget AAA de la Nouvelle-Écosse.

Pourtant, à 5 pieds 4 pouces, Danielle Castonguay n’a absolument pas le gabarit typique d’une portière ordinaire. Disons que c’est assez loin de l’idée que nous nous faisons d’une gardienne. Kim St-Pierre, ainsi que ses deux modèles, Charline Labonté et Marlène Boissonnault, sont de grandes filles.

Mais les faits sont là, elle se tire très bien d’affaire.

En 2016-2017, Danielle évoluait avec les garçons dans la Ligue bantam AAA avec les Blackhawks du Nord. La saison suivante, elle et Arianne Boissonneault protègent le filet de l’équipe masculine des Prédateurs de la polyvalente Roland-Pépin de Campbellton.

Cet hiver, elle est retournée jouer avec les filles au sein du Lightning du Nord. En 16 rencontres, Castonguay a présenté une moyenne de buts alloués de 1,81, en plus de réaliser six jeux blancs, dont quatre en autant de matchs entre le 26 janvier et le 3 février. Malheureusement, le circuit ne comptabilise pas les tirs au but et il est donc impossible de connaître son taux d’arrêts.

«Je ne m’attendais pas à connaître autant de succès, avoue la jeune fille âgée de 16 ans. C’était ma première saison dans cette ligue et c’était différent de ce que j’avais connu dans les dernières années. Il a fallu que je m’adapte aux lancers qui étaient moins forts. Le jeu, par contre, est presque aussi rapide.»

«Le calibre de jeu est bon. Les gens seraient d’ailleurs surpris. C’est nettement plus fort que le hockey scolaire féminin», dit celle qui compense sa petite taille avec une bonne technique, de bons déplacements et le style papillon.

Le Lightning vient de compléter une saison plus que respectable en s’avouant vaincu devant le Station Six de Halifax en finale du Championnat de l’Atlantique, il y a deux semaines, à Bathurst.

«Nous nous devons d’être fières de notre saison, mentionne-t-elle. Bien sûr, ça aurait plaisant d’aller plus loin (championnat canadien), mais nous avons quand même eu une belle saison.»

Par ailleurs, Danielle Castonguay ignore encore où elle évoluera la saison prochaine. Il lui reste bien une année d’éligibilité au niveau midget, mais le Lightning n’est pas encore assuré de poursuivre l’aventure. Comme Moncton devrait récupérer son équipe (Rockets), le Lightning ne pourra donc plus compter sur ce territoire. Cela dit, le directeur général de l’équipe Yoland Chiasson demeure optimiste qu’une solution sera trouvée.

Des options

«J’ai deux autres options si jamais le Lightning n’est plus là. Je pourrais déménager à Moncton pour jouer avec les Rockets, ou encore retourner jouer avec les gars pour les Prédateurs de Roland-Pépin. On verra bien. En attendant de trouver de la glace, je vais me préparer cet été en allant régulièrement au gymnase. Je vais aussi jouer au soccer. J’aimerais également prendre part à un camp d’été», ajoute la jeune soeur de Frédéric Castonguay.