Karaté kyokushin: quand le maître devient l’élève

On a toujours quelque chose à apprendre, et c’est encore plus vrai dans le karaté. Même s’il pratique son sport depuis plus de 30 ans, Johnny LeBlanc a eu droit à une belle leçon d’humilité la semaine dernière, au Japon. Le temps d’une semaine, le maître est redevenu l’élève.

Celui qui dirige près de 150 karatékas à Moncton, Shediac, Cocagne, Memramcook et Dieppe à raison de six jours par semaine s’est rendu à Tokyo avec son protégé Chrysat Allogho la semaine dernière, à l’occasion de la 36e compétition ouverte toutes catégories du Japon.

Allogho a perdu son premier combat face au Japonais Ryoma Kawamura.

L’athlète âgé de 46 ans, lui, a profité de l’occasion pour poursuivre son apprentissage et tenter de mériter sa ceinture noire (3e dan).

Il s’agissait d’un retour aux sources pour le karatéka de Moncton, puisqu’il a représenté l’Amérique du Nord à ces championnats en 2006.

Il avait terminé 16e sur un total de 50 compétiteurs, le meilleur résultat de l’histoire de cette prestigieuse compétition pour un athlète canadien.

Mais cette fois, il était au Pays du soleil levant comme entraîneur et comme élève.

Johnny LeBlanc dit avoir eu droit à une belle leçon d’humilité.

«J’ai appris beaucoup de choses avec quelques-uns des meilleurs instructeurs au monde», explique-t-il.

«C’est ça qui est plaisant avec le karaté. On n’a jamais fini d’apprendre. Et durant mon séjour au Japon, j’ai réalisé que j’avais encore pas mal de choses à apprendre. En fait, j’ai compris que je ne connaissais pas grand-chose!»

Le chef de branche pour le Canada atlantique de l’association canadienne de karaté kyokushin a eu droit à une semaine plutôt chargée, avec un camp de techniques avancées et un examen de trois jours pour son 3e dan.

«Je n’avais pas vraiment pensé continuer à monter et à passer des niveaux. Mais avec mon dojo, je veux donner l’exemple à mes élèves, les inspirer. Le karaté, c’est ça ma vie», confie Johnny LeBlanc.

«On est passé à travers toutes les techniques de base et toutes les techniques avancées, les katas et les combats. J’ai perdu sept livres durant la semaine. Ça faisait quelques mois que je me préparais pour ça, notamment pour augmenter mon cadio», mentionne l’athlète originaire de Moncton.

Il devrait savoir bientôt si tous ses efforts ont porté leurs fruits.

En attendant, il va préparer ses élèves pour les Championnats mondiaux de karaté kyokushin, qui auront lieu à New York en juin prochain.

Il y aura ensuite le tournoi international de Tokyo en novembre, un événement qui est considéré comme les Jeux olympiques du karaté kyokushin, puisqu’il a lieu tous les quatre ans.

Les repréèsentants canadiens au Japon, Brad et Spencer Gillespie, de Calgary, Chrysat Allogho et Johnny LeBlanc. – Gracieuseté