Robert Maillet sera intronisé

Robert Maillet, l’un des rares Néo-Brunswickois à avoir réussi à percer l’alignement de la World Wrestling Federation (WWF), devenue en 1998 la WWE, sera intronisé au Temple de la renommée de la lutte professionnelle dans les provinces de l’Atlantique.

Présentée par la Victory Championship Wrestling Can-Am, cette première cérémonie du genre va également immortaliser Wildman Gary Williams, un lutteur originaire de Dieppe qui a connu une belle carrière au Canada et qui a déjà eu droit à des essais à la WWF.

La cérémonie aura lieu le 27 septembre à Halifax et d’autres lutteurs seront vraisemblablement ajoutés à la liste des intronisés au cours des prochaines semaines.

«C’est un très bel hommage, affirme Maillet. Je dois beaucoup à la lutte. J’étais quelqu’un de très gêné et la lutte m’a appris à devenir confortable devant les gens.»

Maillet, qui s’est surtout fait connaître avec son personnage de Kurrgan dans la deuxième moitié des années 1990, a livré aux environs de 2000 combats au cours de sa carrière de lutteur.

Mais pour lui, tout a vraiment débuté en 1990. Il n’avait alors que 20 ans.

«Cette année-là, j’ai d’abord passé plusieurs semaines avec Stephen Petitpas à l’aréna de Saint-Anselme (aujourd’hui appelé le Centre Arthur-J.-LeBlanc), où il m’a appris la lutte. C’est justement avec Stephen que j’ai livré mon premier match contre Bulldog Bob Brown et Timothy Flowers. À mes débuts, je m’appelais simplement le French Giant (Géant Français). Le combat avait eu lieu au Forum de Bouctouche et nous avions gagné. C’était cool parce que ma famille et mes amis étaient présents.»

Peu de gens sont au courant, mais Maillet fit ses premiers pas dans la WWF en 1991 dans un dark match télévisé. Il avait alors troqué son nom pour celui du Géant acadien (Acadian Giant) et il avait affronté un certain Bob Bradley.

Ce n’est qu’en 1997, après des tournées au Japon et un peu partout au Canada et aux États-Unis que l’Acadien de Sainte-Marie-de-Kent s’est vu offrir un contrat par la WWF.

«La lutte m’a permis de voyager pas mal. J’ai fait toutes les provinces du Canada à part les Territoires du Nord-Ouest. J’ai aussi lutté dans presque tous les États des États-Unis, ainsi qu’au Mexique, au Japon, en Allemagne, en Inde et au Liban», souligne-t-il.

Questionné sur ses combats les plus mémorables, celui du 26 mai 1998 au Colisée de Moncton se trouve dans le haut de la liste.

«J’étais là avec la WWF. Il y avait beaucoup de monde et j’ai battu D-Lo Brown devant ma famille et mes amis. C’était spécial», confie-t-il.

Dix jours plus tôt, soit le 16 mai à Anaheim, il avait aussi livré un duel mémorable contre Vader, une brute de 375 livres qu’un peu tout le monde craignait.

«Quand j’ai su que je me battais contre lui, je me suis exclamé oh Christ!, parce que je savais que ça allait faire mal. Vader avait la réputation de frapper pour faire mal. Comme il me frappait dur, j’ai décidé de le frapper dur moi aussi. Et tout cas, plus dur que d’habitude. Mais lui il n’a pas aimé ça. À un moment donné, j’étais dans un coin avec lui et il s’est mis à me cogner dessus avec ses deux poings. Disons qu’il m’a pas mal brassé la tête. J’ai été chanceux de ne pas subir de commotion cérébrale. J’avais quand même plusieurs bleus sur le corps», lance-t-il en riant.

Le 27 septembre, Robert Maillet entend évidemment remercier les personnes qui lui ont permis de vivre ces belles années d’aventure dans la lutte.

«C’est évident que je vais remercier Stephen Petitpas. C’est lui qui m’a enseigné la lutte. Je vais aussi remercier Émile Dupré, qui m’a permis de joindre la lutte Grand Prix à mes débuts. Leo Burke (Léonce Cormier) en est un autre que je vais remercier. Il m’a tellement aidé. C’est d’ailleurs lui qui m’a présenté Brett Hart», révèle-t-il.