Marlène Boissonnault: athlète féminine par excellence à Cornell

Marlène Boissonnault a complété sa quatrième et dernière saison avec le Big Red de l’Université Cornell de la meilleure façon possible. Mardi, elle a appris qu’elle était choisie l’athlète féminine par excellence, tous sports confondus, de cette institution scolaire vieille de 154 ans.

C’est tout un exploit quand on sait que l’Université Cornell se veut, faut-il le préciser, l’alma mater de grands athlètes tels que les hockeyeurs Ken Dryden et Joe Nieuwendyk, le champion mondial de lutte Kyle Dake, le septuple vainqueur d’un tournoi du grand Chelem au tennis William Larned et l’un des pionniers du football américain Glenn Pop Warner.

«C’est un très grand honneur, affirme l’Acadienne de Dundee. Je suis extrêmement surprise. En fait, je crois que je ne le réalise pas encore. Je connais quelques athlètes de d’autres sports qui étaient aussi en nomination et je peux te dire qu’ils sont vraiment exceptionnels. Certains des 24 athlètes en lice vont sûrement prendre part un jour aux Jeux olympiques.»

La gardienne de 5 pieds 10 pouces a connu une saison incroyable devant la cage de l’équipe féminine de hockey. Non seulement elle a compilé un dossier de 20 victoires, cinq défaites et quatre nulles, mais elle a aussi présenté une moyenne de buts alloués de 1,64 et un taux d’efficacité de ,918. C’est sans oublier ses six jeux blancs.

«Notre équipe vient de connaître une excellente saison, sans aucun doute l’une des meilleures dans l’histoire du programme de hockey féminin de Cornell. Nous avons particulièrement bien fait dans les séries éliminatoires en terminant au quatrième rang dans tout le pays. Nous avons donc fini la saison au pied du podium», confie l’athlète âgée de 21 ans.

En carrière, la fiche de Marlène Boissonnault avec le Big Red se chiffre à 56 victoires, 14 défaites et neuf verdicts nuls. Sa moyenne de buts alloués est de 1,67 et son taux d’arrêts est de ,922. Elle a de plus réalisé 15 blanchissages. Avec de tels chiffres, ce n’est qu’une question de temps avant que Cornell ne lui fasse une place au sein de son Temple de la renommée.

«Ç’a été les quatre plus belles années de ma vie. Ç’a passé trop vite. J’ai de la misère à croire qu’il ne me reste que trois semaines sur le campus en tant qu’étudiante. J’ai tellement appris ici. J’y ai acquis une maturité en tant que personne et en tant qu’athlète. Ils m’ont donné tous les outils pour devenir une adulte responsable», révèle celle qui prendra une sabbatique des études afin de se concentrer sur sa carrière dans le hockey.

«Mon rêve est de prendre part un jour aux Jeux olympiques et je veux consacrer mes efforts là-dessus pour l’instant. Je ne veux rien regretter plus tard. Les études, tu as toujours le choix d’y retourner plus tard. Comme athlète, c’est impossible», explique-t-elle.

Les Olympiques, Marlène Boissonnault y croit de plus en plus. D’autant plus que la gardienne numéro un de l’équipe nationale, Shannon Szabados commence à prendre de l’âge, elle qui célébrera dans quelques mois son 33e anniversaire de naissance. Quant à son adjointe, Geneviève Lacasse, elle a soufflé dimanche dernier ses 30 bougies.

La Néo-Brunswickoise figure donc parmi un groupe de jeunes cerbères, soit l’Albertaine Emerance Maschmeyer et l’Ontarienne Shea Tiley, qui aspirent à succéder à Szabados.

«À court terme, le plan est de prendre part aux camps d’Équipe Canada cet été et de jouer professionnelle dès l’automne. Je sais que nous sommes pour l’instant dans l’attente d’une ligue, mais je suis sûre que ça va se régler», indique-t-elle.

– Quand est-ce que ta famille et tes amis de Dundee vont pouvoir te serrer dans leurs bras?

«Je devrais être à la maison tout de suite après la graduation à la fin du mois. Je vais y passer quelques semaines puis je vais revenir à Cornell pour m’y entraîner», ajoute Marlène Boissonnault.