Ryan Salvis quitte le Blizzard pour rentrer au bercail

Depuis son départ du Blizzard d’Edmundston, Ryan Salvis s’est retrouvé au centre de nombreuses rumeurs. Certains affirment qu’il a été congédié, d’autres qu’il a démissionné.

Plusieurs ont même avancé qu’il avait quitté son poste d’entraîneur-chef pour se joindre au personnel des Wildcats de Moncton. Une petite conversation avec l’homme au centre du tourbillon s’imposait.

D’entrée de jeu, l’ancien entraîneur affirme avoir quitté le Madawaska pour des raisons essentiellement familiales.

«Je veux essayer de trouver quelque chose plus près de la maison, plus près de Moncton», raconte-t-il.

«Après mon stage junior avec les Wildcats, j’ai terminé mes études universitaires (avec les X-Men de l’Université St-Francis Xavier) en Nouvelle-Écosse. J’ai ensuite été loin de la maison pour près de 10 ans.»

Entre 2007 et 2015, il s’est aligné avec les Condors de Bakersfield (Ligue de hockey de la côte Est), les Bucks de Laredo (Ligue de hockey centrale), le CIMT de Rivière-du-Loup (Ligue nord-américaine de hockey), ainsi qu’avec le Fire Antz de Fayetville, le Havoc de Huntsville, les Ice Flyers de Pensacola et les Ice Bears de Knoxville, toutes des formations de la Ligue de hockey professionnelle du sud.

Après ces séjours en Californie, au Québec, au Texas, en Caroline du Nord, en Floride, en Alabama et au Tennessee, Ryan Salvis avait le goût de rentrer au bercail.

«Ce ne fut pas une décision facile de quitter le Blizzard, mais ça devenait difficile de partager mon temps entre Moncton et Edmundston. Je dis souvent à mes joueurs que les décisions les plus difficiles sont souvent les meilleures. Je pense que ça s’applique aussi à mon cas.»

L’entraîneur a connu deux saisons glorieuses avec le Blizzard, avec un dossier global de 62-27-6-5.

En 2017-2019, Edmundston a mis la main sur le championnat, avec une victoire en six rencontres face aux Mariners de Yarmouth en finale.

Cette saison, le Blizzard a subi un revers en cinq rencontres aux mains des Tigres de Campbellton au premier tour éliminatoire.

«Nous avons eu beaucoup de succès sur la glace au cours de ces deux saisons. Nous avons remporté le titre de la ligue la première année et c’est quelque chose que je n’oublierai jamais», affirme Ryan Salvis.

«Je vais toujours me souvenir du travail acharné de tous les joueurs pour atteindre cet objectif. Je n’oublierai pas non plus tous les gens formidables que j’ai rencontrés.»

L’ancien pilote du Blizzard affirme ne pas avoir discuté avec la direction des Wildcats.

«Je n’ai pas vraiment parlé à personne de l’organisation à ce sujet. De toute façon, je pense qu’il n’y a aucun changement dans leur personnel d’entraîneurs. Pour le moment, je pense que ce ne sont que des rumeurs», avance-t-il.

«À moins qu’ils n’annoncent des changements au niveau de leur personnel, je ne pense pas avoir de discussions avec eux. Si c’était le cas, c’est peut-être quelque chose que j’explorerais. C’était mon équipe junior et ce serait formidable de me joindre à eux, mais pour l’instant, il n’y a rien d’autre que des rumeurs.»

Le directeur des opérations hockey des Wildcats, John Torchetti, a pour sa part parlé d’une mauvaise rumeur.

Ryan Salvis se dit ouvert à un autre poste d’entraîneur loin de Moncton, si les conditions sont favorables.

«Si j’ai une chance qui se présente loin de Moncton, je vais peut-être le considérer si ça vaut vraiment la peine. Mais pour le moment, je veux rester près de Moncton et poursuivre mon développement comme entraîneur», raconte-t-il.

«J’ai peut-être quelques options ,mais rien de sérieux pour le moment, on parle seulement de conversations préliminaires. Je vais voir ce qui est disponible et prendre une décision à partir de là.»