Laura Dickinson peut espérer atteindre les JO de Tokyo

Laura Dickinson a beau n’être âgée que de 19 ans, elle fait des pas de géant qui commencent à nous faire croire qu’il ne sera peut-être pas nécessaire d’attendre jusqu’en 2024, à Paris, avant de la voir aux Jeux olympiques. Depuis jeudi soir, les Jeux de Tokyo ne semblent plus un objectif irréaliste.

Il y a quelques heures, donc, la coureuse de Miramichi a battu son propre record provincial du 10 000 mètres lors des Préliminaires d’athlétisme de l’Est de la NCAA présentés à Jacksonville, en Floride. Elle a terminé l’épreuve en 33m31s24c, ce qui était plus de six secondes de mieux que son ancienne marque de 33m37s37c du 29 mars au Centre Palo Alto de Stanford, en Californie.

Sa sixième place lui permet évidemment de se qualifier pour les Championnats nationaux de la NCAA, qui auront lieu du 5 au 8 juin à Austin, dans l’État du Texas. Rappelons aussi que du 3 au 14 juillet, elle sera à Naples, en Italie, afin de prendre part aux Universiades d’été de la Fédération internationale du sport universitaire (FISU) .

Ce qui est le plus impressionnant dans tout ça, c’est que cette distance ne faisait même pas partie de son curriculum vitae avant le 29 mars. Sa fiche est donc de deux records provinciaux en deux courses. Malheureusement, même si elle est toujours âgée de 19 ans, sa performance de jeudi ne peut être prise en considération pour le record canadien U-20 puisqu’elle célébrera son 20e anniversaire de naissance le 29 juillet. Seules les athlètes nées en 2000 (ou plus jeune) sont éligibles à la catégorie U-20.

C’est dommage parce que le chrono de Dickinson éclipsait par plus 15 secondes le record canadien U-20 qui appartenait depuis 1989 à la Britanno-Colombienne Lisa Harvey (33m46s34c).

Cela dit, au rythme où Laura améliore ses chronos au 10 000 m, il faut se demander si elle ne parviendra pas à concurrencer bientôt les Natasha Wodak, Rachel Cliff et Kinsey Middleton sur l’échiquier canadien.

Les trois Britanno-Colombiennes sont dans l’ordre les favorites pour prendre part aux Jeux de 2020, mais la Néo-Brunswickoise commence sérieusement à leur chauffer les fesses.

Wodak, la détentrice du record national avec un temps de 31m41s59c réalisé en 2015, a couru le 10 000 m en 31m43s26c plus tôt ce mois-ci.

Cliff, qui est aussi une spécialiste de course sur route comme en témoignent ses records canadiens au marathon (2h26m56s) et au demi-marathon (1h10m08s), a elle aussi brisé la barrière des 32 minutes (31m54s88c) lors de la même course que Wodak.

Enfin, Middleton, qui est la championne en titre du Marathon Waterfront de Toronto, a couru la distance en 32m30s82c au même endroit et le même jour que Dickinson en mars.

Ce qui est intéressant de signaler au sujet de Wodak, Cliff et Middleton c’est qu’elles sont nettement plus âgées que Dickinson. Wodak a 37 ans, Cliff en a 31 et Middleton est la plus jeune des trois à 26 ans.

Dickinson a encore une année pour tenter de s’approcher davantage des chronos de ces trois rivales en vue de la sélection finale pour Tokyo.

Et on le répète, comme elle fait des pas de géants, tout est possible pour elle.