Un souvenir inoubliable pour Philippe Myers

Philippe Myers n’a pas remporté la médaille d’or tant convoitée, mais le grand défenseur acadien affirme tout de même qu’il se souviendra longtemps du Championnat mondial de hockey sur glace de l’IIHF.

La formation canadienne est passée près de mettre le grappin sur le 27e titre mondial de son histoire, dimanche, ce qui lui aurait permis de rejoindre la Russie au premier rang.

Sauf qu’il fallait bien plus que cette défaite de 3 à 1 aux mains de la Finlande en finale pour enlever le sourire du visage de l’ancien des Flyers de Moncton, du circuit midget AAA.

Rappelé par les Flyers de Philadelphie en fin de saison, le joueur acadien dit avoir vécu des moments aussi exaltants qu’inoubliables en Slovaquie.

En moins de deux semaines, il a eu la chance d’affronter des joueurs de la trempe de Patrick Kane (États-Unis), Gabriel Landeskog (Suède), Alexander Ovechkin (Russie), Roman Josi (Suisse), William Nylander (Suède), Leon Draisaitl (Allemagne), Evgeni Malkin (Russie), Jack Eichel (États-Unis), Nikita Kucherov (Russie), Nico Hischier (Suisse), Henrik Lundqvist (Suède) et Johnny Gaudreau (États-Unis).

«C’était pas mal plaisant de pouvoir jouer avec les meilleurs joueurs au monde», s’empresse d’ajouter celui qui portait le numéro 5 avec l’équipe canadienne.

«J’ai appris beaucoup de chose à les côtoyer et je vais apporter ça avec moi la saison prochaine.»

Le patineur âgé de 22 ans a été appelé en renfort à la dernière minute, suite à la blessure au vétéran Brendan Montour. Il n’a jamais regretté sa décision de s’envoler pour la Slovaquie. Il a conclu la compétition avec une mention d’aide en sept rencontres.

«Tout s’est bien passé dans l’ensemble. Plus le tournoi progressait, plus mon temps de glace augmentait. C’est vraiment bien de voir que les entraîneurs me faisaient de plus en plus confiance», souligne-t-il.

«Au début, j’avais à peu près 10 minutes de glace par match. En finale, j’ai joué plus de 16 minutes.»

Myers a également pu se mesurer aux deux futurs premiers choix au prochain repêchage de la LNH, Jack Hughes (États-Unis) et Kaapo Kakko (Finlande).

Qui est le meilleur?

«Je ne sais pas. Les deux sont vraiment très bons», rigole-t-il.

L’Acadien de Dieppe a eu l’occasion de retrouver son coéquipier chez les Flyers, Sean Couturier, mais surtout son futur entraîneur-chef à Philadelphie, Alain Vigneault.

«On voit tout de suite qu’il est un très bon entraîneur et une meilleure personne encore. J’ai vraiment hâte de continuer à travailler avec lui en septembre.»

Malgré l’issue du dernier match, le talentueux défenseur n’a aucun regret. Il quitte Bratislava avec le sentiment du devoir accompli.

«On a quand même bien joué en finale, mais on n’a pu profiter de nos chances de marquer. Il faut dire que leur gardien (Kevin Lankinen) a bien joué (il a stoppé 43 rondelles)», raconte-t-il.

«Je suis content d’avoir eu cette chance unique. C’est un honneur de représenter mon pays. J’ai aussi aimé jouer sur une patinoire de dimension olympique. On a plus de temps pour faire nos jeux que dans la LNH.»

Pour Philippe Myers, il est déjà temps de penser à la saison 2019-2020.

«Je retourne dans le gymnase mardi matin!», lance-t-il en riant.

Pas de repos pour les valeureux guerriers!