La popularité du hockey balle ne dérougit pas

Il y a un peu plus d’une décennie, l’ancien capitaine des Wildcats de Moncton et des Aigles Bleus de l’Université de Moncton, Christian Gaudet, a eu une idée un peu folle. Avec à peu près pas de moyens, il a mis sur pied une ligue de hockey balle pour les jeunes à Memramcook. Cet été, ils seront plus de 500 hockeyeurs à se donner rendez-vous au Centre communautaire Crossman à Moncton. Et pas seulement les jeunes.

La ligue de hockey balle Goody’s comptera cette année 13 catégories et plus de 60 équipes.

Le circuit Gaudet attire également de plus en plus d’athlètes de niveau élite.

Au fil des ans, on a vu défiler les Conor Garland (Coyotes de l’Arizona), Andrew MacDonald (Flyers de Philadelphie), Patrice Cormier (Barys Astana, Kazakhstan) ou Philippe Myers (Flyers de Philadelphie).

Plusieurs anciens de la LHJMQ ou du Sport universitaire de l’Atlantique (SUA) seront présents cet été, dont Alexandre Jacob, Joey Richard, Stephen Johnson, Adrien Lemay, Bruno Richard, Ian Girard, Glenn Robichaud, Josh Hepditch, Marc-André Côté, Alex Noël, Mathieu Bétournay, Mathieu Martin et Ryan Salvis, pour ne nommer que ceux-là.

Sans compter les nombreux jeunes à partir du niveau novice qui se présentent également à l’aréna Kay.

«On voit les mêmes jeunes revenir depuis plusieurs années. J’ai vu certains à l’âge de sept ou huit ans, qui arrivent à 18 ans. Ça passe vite. On a des gros noms qui viennent jouer avec nous tous les étés et ça aide pour la croissance de la ligue», raconte le président et fondateur de la ligue, Christian Gaudet.

«Je suis également chanceux d’avoir de très bons entraîneurs (une dizaine). Des gars comme Stephen Johnson aiment vraiment aider les jeunes et s’impliquent beaucoup dans la ligue. Il aime vraiment ça et on dirait que c’est contagieux», souligne-t-il.

Les adeptes proviennent de Memramcook, Shediac, Cap-Pelé, Moncton, Riverview, Dieppe, Barachois, Cocagne et même Petitcodiac.

Plusieurs joueurs de haut niveau utilisent ce circuit comme entraînement estival.

«C’est excellent pour le cardio des athlètes. Plusieurs en ont un peu assez de l’entraînement dans le gymnase parce que ça devient un peu comme un travail. Ils aiment beaucoup venir jouer avec leurs amis pour briser la routine», souligne Gaudet.

«Parfois, être toujours sur la glace, ce n’est pas bon. Le hockey balle demande les mêmes habiletés, mais c’est plus axé sur le plaisir de jouer et le développement de nos habiletés.»

Pour les plus jeunes, le hockey balle peut devenir une belle initiation au sport.

«Il y a souvent des jeunes qui sont intimidés de commencer à jouer sur la glace. Tu dois apprendre à patiner, à passer et à lancer la rondelle. Juste le côté patin, c’est souvent une grosse affaire pour eux autres», explique le président.

«Le hockey balle encourage les jeunes à vouloir jouer au hockey. Plusieurs parents me disent que ça fait des années qu’ils essaient de pousser leur jeune à jouer au hockey, mais ils ne sont juste pas intéressés par le hockey sur glace», ajoute-t-il.

«Pour les plus jeunes, c’est presque comme un cours d’éducation physique, mais avec du plaisir en plus. Au début, on passait trop de temps à expliquer les exercices et moins sur le fun. Après un an ou deux, on s’est ajusté pour avoir un bon mélange des deux.»

La saison estivale a pris son envol le 27 mai et se terminera à la fin du mois d’août.

Quelques places sont toujours disponibles.