Kelsey Tessier de retour au pays des Vikings

Neuf ans après avoir aidé les Wildcats de Moncton à remporter leur deuxième coupe du Président au printemps de 2010, Kelsey Tessier poursuit son petit bonhomme de chemin sur le vieux continent. Après des haltes en Suède, en Finlande et en Autriche, le voilà de retour chez les Vikings puisqu’il vient de parapher une entente d’une saison avec le VIK Västerås HK.

Pour le Dieppois de 29 ans, il s’agit grosso modo d’un retour à la maison. Son épouse Linda est Suédoise, alors que ses enfants Luna et Arlo ont la double nationalité canadienne et suédoise.

C’est d’ailleurs pour sa famille qu’il a pris la décision de s’en retourner.

«Avec deux enfants en bas âge (20 mois et quatre semaines), j’avais l’opportunité de m’en retourner en Suède. J’ai eu l’appel de l’organisation de Västerås lundi et j’ai signé mardi», affirme l’attaquant de 5 pieds 9 pouces et 180 lbs.

Tessier se joint à une formation de premier plan de l’Allsvenskan, qui évolue dans le second échelon suédois. En 2018-2019, Västerås a cogné à la porte du meilleur circuit suédois (SHL) en prenant part aux éliminatoires. L’équipe a d’ailleurs raté sa qualification par un petit point.

«Nous allons avoir un très bon club et l’objectif est d’obtenir notre laissez-passer pour la SHL l’année prochaine, révèle Tessier. Je serai le premier centre de l’équipe et que je trois un gros contributeur. Le directeur général Patrik Zetterberg s’attend à ce que je sois une pièce importante du puzzle.»

Les ligues suédoises fonctionnent avec un système de promotion/relégation.

Le VIK Västerås HK entamera son camp d’entraînement dès la première semaine d’août, en vue de la saison régulière qui débutera le 20 septembre.

Cela dit, Tessier n’avait que de bonnes choses à dire au sujet des Capitals de Vienne, où il a disputé ses trois dernières campagnes dans la Erste Bank Hockey League (EBEL). Pendant ces trois saisons, il a eu parmi ses coéquipiers trois anciens du Titan d’Acadie-Bathurst, Jonathan Ferland, Ryan McKiernan et Marc-André Dorion, ainsi que deux ex-Wildcats, Alex Wall et Jérémie Samson.

«J’ai adoré Vienne et l’Autriche, mentionne Tessier. Vienne est non seulement une super belle ville, mais j’y ai aussi été très bien traité. J’ai eu l’occasion de participer à deux finales, dont celle de 2017 que nous avons remporté. J’ai vraiment eu beaucoup de plaisir à y jouer.»

En 203 rencontres avec les Capitals, il a réussi 61 buts et 79 passes pour 140 points, en plus de présenter un différentiel de +47.

Ses statistiques seraient meilleures, n’eût été une blessure à une épaule qui l’a handicapée pendant la majeure partie de sa deuxième campagne. Habitué à produire à un rythme d’un point par partie, Tessier avait dû se contenter d’une récolte de 22 points (12-10) en 58 parties. Heureusement pour lui, les choses se sont replacées dès la saison suivante comme en témoignent ses 21 filets et 29 mentions d’aide en 75 rencontres.

Il veut devenir entraîneur

Une fois sa carrière de joueur terminé, Kelsey Tessier souhaite demeure dans le monde du hockey en tant qu’entraîneur.

«Mon plan est de jouer jusqu’à 35 ans, puis après, je veux devenir entraîneur», dit-il.

Tessier est d’ailleurs convaincu qu’il a tous les atouts pour devenir un excellent «coach».

«Je connais bien le jeu et j’ai toujours apporté du leadership dans toutes mes équipes. Je vois également le jeu d’une façon différente. Mais ce n’est pas pour tout de suite. Mon dernier entraîneur à Vienne, Dave Cameron, m’a suggéré de jouer tant et aussi longtemps que je pourrai afin de ne pas avoir de regret», confie Tessier, sur le ton d’un gars qui semble avoir déjà hâte d’entamer sa deuxième carrière.

«Quand je vais me retirer à 35 ans, je serai considéré comme un vieil homme comme joueur, mais je serai toutefois un très jeune homme dans la vie», souligne-t-il.

Et à moins d’une énorme surprise, c’est en Suède que Kelsey Tessier a l’intention de passer le restant de ses jours.

«Mon coeur et mon âme sont maintenant ici. J’aime la façon dont le hockey se déroule et c’est pourquoi je me dois ici dans le futur dans un poste d’entraîneur», indique-t-il.

– Donc, si j’ai bien compris, un certain Arlo Tessier pourrait devenir le premier choix des Wildcats de Moncton en juin 2035, que lui balance à l’improviste l’auteur de ces lignes.

«Peut-être», n’a pas pu s’empêcher de répondre Kelsey Tessier avant d’éclater de rire.