Marlène Boissonault a les yeux rivés vers les JO de Pékin

Marlène Boissonnault a déjà porté les couleurs du Canada à plusieurs reprises lors de rencontres à saveur internationale depuis quelques années. Mais ses services n’ont jamais été retenus pour participer aux Jeux olympiques, son objectif ultime. La gardienne de but originaire de Dundee espère que cette fois sera la bonne.

L’ancienne porte-couleurs de l’Université Cornell fait partie d’une liste de 20 gardiennes invitées à participer un camp sélection de l’équipe nationale féminine, dont 11 qui vont tenter leur chance avec la formation senior.

Cet événement de quatre jours se déroulera au Centre Markin MacPhail, à Calgary du 6 au 9 juin.

Parmi les rivales de l’Acadienne, on retrouve notamment trois de ses anciennes adversaires dans la NCAA, soit Rachel McQuigge (Princeton), Kassidy Sauvé (Clarkson) et Stephanie Neatby (Princeton).

La liste comprend également la portière des Reds de l’Université du Nouveau-Brunswick, Kendra Woodland.

«J’ai participé à plusieurs camps du genre depuis 2014. Ce camp-ci est un autre pas vers une sélection olympique. Je vais certainement tout donner. Je veux leur montrer que j’ai ma place dans cette équipe», mentionne la gardienne âgée de 22 ans.

«Je me présente là dans un bon état d’esprit, prête à me battre avec les autres gardiennes qui seront là. Je suis prêt à franchir cet obstacle de plus vers les olympiques.»

Boissonnault a mis toutes les chances de son côté pour réussir son pari en multipliant les heures sur la glace et dans le gymnase au cours des dernières semaines.

«Ma condition physique est présentement excellente. Je n’ai jamais cessé de m’entraîner. Le fait d’avoir la chance de représenter ton pays est une bonne source de motivation quotidienne. Des choses comme l’entraînement et une bonne nutrition, c’est le minimum pour espérer avoir une chance de se tailler un poste avec l’équipe.»

L’Acadienne a connu toute une saison 2018-2019, était nommée athlète féminine par excellence à l’Université Cornell.

En termes de chiffres, elle a offert un rendement de 20-5-4, une moyenne de 1,64 et une efficacité de ,918, en plus de six jeux blancs.

Boissonnault a déjà enfilé le gilet unifolié lors de compétition internationale à Buffalo en 2015 et en Allemagne en 2017.

«Je me sens bien d’avoir déjà fait l’équipe avant et d’avoir cette expérience. Ça m’apporte beaucoup de confiance. Mais je sais que j’ai d’autres choses à apprendre et à ajouter à ma boîte d’outils», souligne-t-elle.

Comme la Ligue nationale de hockey féminin a cessé ses activités, la portière acadienne continue d’étudier ses options en vue de la saison 2019-2020.