Les Wildcats sont confiants d’avoir trouvé leur gardien no 1

C’est toujours un choc pour un jeune hockeyeur de devoir quitter une organisation pour une autre. Mais quand c’est la première fois de notre carrière qu’on est échangé, les émotions sont encore plus vives.

En plus, Olivier Rodrigue ne l’avait pas vu venir du tout.

Le portier âgé de 18 ans se préparait à participer au camp d’évaluation de Hockey Canada en vue de la sélection finale de la formation qui prendra part au prochain championnat mondial de hockey junior à Calgary, quand il a appris la nouvelle.

«Je vis évidemment des émotions partagées. Je suis triste de quitter Drummondville, mais je suis aussi très heureux de me joindre aux Wildcats», explique l’athlète originaire de Chicoutimi.

«Je n’ai pas vraiment eu le temps de le vivre parce que lorsque j’ai reçu l’appel me disant que j’étais échangé, je partais pour l’aréna. Je n’avais pas le choix que de sauter sur la glace et de performer tout de suite. J’ai dû faire la transition pas mal vite», rigole-t-il.

«J’étais quand même très heureux quand j’ai appris la nouvelle. Je n’ai qu’entendu de belles choses à propos de l’organisation. Je sais que c’est une équipe jeune qui aspire aux grands honneurs. C’est donc une très bonne nouvelle pour moi. Avec mon expérience, je veux amener cette jeune équipe au championnat.»

Rodrigue sera en terrain inconnu à Moncton.

Le seul joueur qu’il connaît un peu, c’est Jakob Pelletier, avec qui il a évolué durant la Super série Canada-Russie.

«Je ne sais pas encore vraiment à quoi m’attendre. La seule fois qu’on a joué contre les Wildcats, on était au milieu d’un voyage vers Halifax et le Cap-Breton. On n’a donc pas arrêté très longtemps à Moncton. J’ai seulement eu la chance de voir le nouvel aréna (le Centre Avenir). Mais je suis vraiment excité de découvrir un nouveau coin de pays», affirme-t-il.

«Mon objectif pour la prochaine saison est de me tailler un poste avec l’équipe nationale, devenir le premier gardien des Wildcats et mener mon équipe au championnat. Il faut se donner de grosses attentes dans la vie!»

Le directeur du recrutement des Wildcats, Ritchie Thibeau, parle d’un long processus pour faire son acquisition.

«On essaie de faire son acquisition depuis Noël, mais le coût était beaucoup trop élevé. On a continué à travailler sur le dossier à la fin de la saison. Quand Philippe Boucher a été nommé directeur général, j’ai commencé à travailler étroitement avec lui. Les négociations ont été très difficiles et on a finalement conclu une entente vendredi, la journée avant le repêchage. On avait quatre gardiens sur notre liste et c’est Rodrigue qui était nettement numéro un.»

Avec l’arrivée d’Olivier Rodrigue, un peu tout le monde se demande maintenant ce qui attend le jeune Charles-Antoine-Lavallée.

«On souhaite qu’il accepte le rôle d’adjoint à Rodrigue à 17 ans. Il va beaucoup apprendre d’un vétéran comme Olivier Rodrigue. Il va quand même jouer plusieurs parties parce que Rodrigue va participer au camp d’Équipe Canada junior et il pourrait être parti pour un mois à Noël. Je pense aussi à des séquences de trois parties en quatre soirs. Il va avoir la chance de jouer et de se développer», mentionne Ritchie Thibeau.

«Il faut parfois être patient à 16 et 17 ans si tu veux être bon à 18 et 19 ans. On l’a repêché l’an passé parce qu’on pense qu’il va être un numéro un dans cette ligue. Mais ça ne veut pas dire qu’il doit être numéro un à 16 ou 17 ans.»