Fitness: Mélanie Cormier vise sa carte professionnelle

«Pour moi, c’est un privilège d’avoir la chance de pousser son corps à ses limites.Je me sens choyée d’être capable de faire ça.»

Mélanie Cormier est une passionnée de culturisme.

L’athlète âgée de 32 ans rêve de décrocher sa carte professionnelle et de se produire sur les plus grandes scènes du monde.

L’Acadienne a franchi un grand pas dans la bonne direction en fin de semaine dernière, alors qu’elle a remporté les grands honneurs d’une compétition amateur de Fitness à Toronto.

Cette belle victoire lui permet de décrocher une séance de photos à Las Vegas en septembre et la couverture du prestigieux magazine Status Fitness.

Elle a également pris le 5e rang de la compétition de qualification professionnelle, qui avait lieu la veille.

Mélanie a pris le 5e rang de la compétition de qualification professionnelle. – Gracieuseté

Pour obtenir sa fameuse carte, elle devra terminer dans les trois premières positions au cours des prochaines compétitions.

Mais la coiffeuse de profession est patiente.

C’est une passionnée de son sport.

«J’ai commencé au bas de l’échelle, avec des spectacles régionaux. J’ai participé aux championnats de l’Atlantique en avril 2017», raconte l’athlète originaire de Caraquet.

«Je m’entraînais toujours avant, en fait depuis une dizaine d’années. Je voyais des gens qui s’entraînaient pour des compétitions et j’allais voir des spectacles. C’est quelque chose qui m’a toujours intéressé», affirme-t-elle.

«Quand j’étais jeune, je voyais ça à la télévision et c’est quelque chose qui me fascinait, cette possibilité de sculpter ton corps. C’est un peu un art aussi. J’ai pensé que j’étais capable de faire ça.»

Mélanie Cormier se retrouve aujourd’hui aux portes des rangs professionnels.

«C’est un rêve, le but ultime. Mais on ne sait jamais si ça va arriver. Je vais mettre tous les efforts que je peux en espérant que ça arrive», assure-t-elle.

«J’espère certainement que c’est possible. J’ai eu du bon feedback des juges. Mais je dois travailler sur mon fessier. C’est là dessus que je dois placer mes efforts au cours des prochaines années. J’ai du travail à faire, mais je pense que c’est faisable», mentionne l’athlète acadienne.

«Ça prend un programme vraiment spécifique qui cible les bons muscles et un bon entraîneur qui te guide à travers tout ça. J’ai aussi évidemment besoin d’une bonne diète.»

Celle qui compétitionne dans la catégorie bikini a l’intention de mettre les bouchées doubles au cours des prochains mois pour atteindre ses objectifs.

«Il faut faire preuve de discipline. Une chance que j’ai le contrôle de mon horaire. L’entraînement est une priorité pour moi. Mais ça devient un mode de vie et c’est de moins en moins difficile. Il faut juste être bien organisé et passionné par ce qu’on fait», souligne-t-elle.

«Les compétitions ne prennent pas beaucoup de mon temps puisqu’elles sont la fin de semaine. Mais c’est certain que les entraînements prennent plus de temps, environ deux heures par jour, à raison de six jours par semaine.»

Et même si elle ne parvient pas à décrocher sa carte professionnelle, Mélanie Cormier a bien l’intention de continuer à enfiler son maillot et défiler sur la scène.

«Je vais compétitionner jusqu’à ce que je n’aime plus ça, mais je ne me vois pas arrêter dans un avenir rapproché. Je pense que le gymnase et la bonne alimentation vont toujours faire partie de ma vie.»