Jessyko Bernard poursuivra sa carrière en Belgique

Après une halte très formatrice en France avec les Diables rouges de Briançon, Jessyko Bernard poursuivra son aventure sur le Vieux continent en Belgique en 2019-2020.

L’ailier droit de Moncton portera désormais les couleurs des Bulldogs de Liège dans le Championnat Belgo-Hollandais (BeNe Liga), une ligue regroupant cinq formations de Belgique et sept des Pays-Bas.

Sa nouvelle destination lui plaît d’autant plus qu’il aura la chance de prodiguer son savoir aux jeunes liégeois.

«J’ai 28 ans et je commence à prendre de l’âge, affirme le colosse de 6 pieds 2 pouces et 215 livres. Rester dans le hockey en tant qu’entraîneur est quelque chose qui m’intéresse et les Bulldogs m’offrent justement l’occasion de préparer mon après-carrière en travaillant avec les jeunes. Ça fait même partie de mon contrat.»

«Je me donne encore deux ans comme joueur, puis ensuite on verra. Et même si les plans peuvent changer, j’aimerais bien revenir en Acadie pour être entraîneur. L’été dernier, j’ai passé trois mois à Moncton et c’était la première fois que j’y restais pour plus que 10 jours en trois ans. J’en ai profité au maximum en allant souvent au bord de la mer. L’Acadie ça reste encore mon chez-nous», confie-t-il.

Dans la BeNe Liga, Bernard s’attend à évoluer dans un niveau de jeu légèrement inférieur à celui qu’il retrouvait à Briançon, en première division française.

«Ça reste quand même du bon calibre, soutient-il. La plus grosse différence c’est qu’on retrouve beaucoup plus de joueurs importés dans la BeNe Liga.»

Cette occasion à Liège, Jessyko Bernard la doit à l’un de ses bons amis, Bryan Kolodziejczyk, qu’il a eu comme coéquipier à Brest en 2016-2017.

«C’est Bryan qui m’a mis en tête d’aller jouer à Liège. Et dans le fond, c’est comme s’il me rendait la pareille parce qu’il y a quelques années, c’est moi qui lui avais conseillé d’aller jouer en Australie. Comme quoi le hockey est un petit monde et tout est souvent une affaire de contacts», raconte Bernard.

Jassyko n’a disputé qu’une seule saison professionnelle en Amérique, soit avec les Ice Flyers de Pensacola dans la Southern Professional Hockey League (SPHL), en 2017-2018 après deux campagnes à Perth, en Australie, et une autre en France, avec les Albatros de Brest.

«J’ai hâte que la saison commence. Je vais avoir la chance de me faire 25 nouveaux amis et découvrir une nouvelle ville. Je suis heureux en Europe. Au Canada comme aux États-Unis, les joueurs rêvent tous de jouer dans la Ligue nationale. Mais une fois que tu es rendu à 24 ans, si tu n’y es pas encore, tu sais que tes chances d’y arriver sont minces. L’Europe se veut alors une excellente option. Il y a moyen d’y faire une belle carrière», dit-il.

«Juste au Nouveau-Brunswick, nous sommes quand même un bon petit groupe d’Acadiens qui font carrière en Europe. Je pense à Kevin Gagné, Kelsey Tessier, Patrice Cormier, Mathieu Cyr, Justin Haché, Justin Vienneau et moi-même. C’est le fun qu’il y ait de telles occasions pour nous là-bas», révèle Jessyko Bernard.

D’ici son départ pour Liège, il poursuivra son entraînement à Montréal, où il a la chance de travailler à l’école de hockey de son bon ami Luca Ciampini.

Par ailleurs, Bernard dit n’avoir que de bonnes choses à dire de son passage à Briançon, plus particulièrement de l’ambiance qui régnait à la Patinoire René-Froger.

«J’ai adoré ma saison à Briançon. C’est une bonne ville de hockey. L’équipe des Diables rouges existe même depuis 1934. L’ambiance, surtout en séries éliminatoires, est incroyable. Les gens chantent dans les gradins et c’est le party pendant tout le match. C’est spécial. La saison s’est d’ailleurs bien terminée puisque nous avons gagné le championnat», ajoute-t-il.

Jessyko Bernard a évolué pendant quatre saisons dans la LHJMQ avec les Mooseheads de Halifax et les Huskies de Rouyn-Noranda. En 232 rencontres, il a compilé 64 buts et 122 points. Avant de s’exiler outre-mer, il aussi porté les couleurs des Stingers de l’Université Concordia pendant quatre campagnes.