Les footballeuses d’ici suivent de près la Coupe du monde féminine

La Coupe du monde féminine de soccer a beau se dérouler sur un autre continent, elle trouve tout de même un écho jusqu’en Acadie. Les passionnées de foot d’ici et d’ailleurs sont nombreuses à suivre les moindres faits et gestes des équipes qui participent à la plus importante compétition de la planète en France.

Sara Ramos est une Colombienne d’origine qui a adopté l’Acadie. Même si son équipe nationale a raté ce grand rendez-vous cette année, l’étudiante à l’Université de Moncton suit quand même la compétition avec beaucoup d’intérêt.

Le foot, elle est littéralement tombée dedans depuis qu’elle était petite.

«En Amérique latine, on respire le foot. C’est dans nos veines, autant que le hockey ici. L’équipe colombienne a réussi à se qualifier pour les dernières coupes du monde, même s’il n’y a pas de ligue féminine professionnelle chez nous», raconte-t-elle.

«Mais je suis certaine qu’elles vont revenir en force!»

L’étudiante en sociologie et sciences politiques s’est rangée du côté de l’équipe de son pays d’adoption.

«Je supporte certainement l’équipe canadienne. Je supporte aussi les sélections de l’Amérique du Sud parce que c’est chez moi. C’est un événement qui aide vraiment beaucoup le foot féminin partout dans le monde.»

Celle qui porte les couleurs de l’équipe senior du FC Dieppe est quasiment devenue une Canadienne.

«J’aimerais bien rester ici après mes études. J’adore l’Acadie. Je suis venue ici dans un échange étudiant il y a cinq ans et cette expérience a changé ma vie. Je ne parlais même pas un mot de français!»

Madison Ferguson, originaire du Restigouche, suit avec intérêt les performances de l’équipe canadienne.

«On a vu une amélioration entre la première et la deuxième partie et ça semble vouloir continuer dans le même sens. Si elles continuent de jouer de cette façon, je pense qu’elles peuvent tout gagner», mentionne la footballeuse âgée de 16 ans.

«Elles ont visiblement un très bon esprit d’équipe et ce sont toutes des bonnes joueuses. Leur chimie est quelque chose de beau à voir», souligne celle qui aimerait bien évoluer avec les Aigles Bleues dans quelques années.»

Maya Arseneau, qui évolue avec l’équipe U-15 de Soccer Dieppe, parle d’un spectacle de grande qualité.

«Je trouve que c’est un très bon calibre de jeu et je pense que plusieurs équipes ont une chance de remporter la coupe», souligne-t-elle.

L’athlète âgée de 14 ans croit fermement aux chances du Canada de l’emporter.

«Je pense qu’elles ont une bonne chance de gagner. Le niveau de l’équipe est excellent. Elles ont tout ce qu’il faut pour atteindre la finale.»

Shanie Chiasson, une Acadienne de Bathurst qui joue au soccer à l’Université de Mobile, en Alabama, estime que ces athlètes sont de véritables modèles pour les jeunes filles du monde entier.

«Je trouve qu’elles sont vraiment inspirantes. Je suis l’équipe depuis que je suis jeune. J’ai été voir plusieurs parties quand le tournoi a eu lieu à Moncton (en 2015). Ce sont toutes des athlètes qui m’ont inspiré à jouer au soccer à un haut niveau», indique l’étudiante en design graphique.

«Je trouve très intéressant de voir qu’elles ont aussi plusieurs jeunes. Deux athlètes âgées de 18 ans jouent entre autres pour l’équipe du Paris Saint-Germain (PSG). Je les suis sur Instagram. Elles sont belles et pas mal cool!»

La joueuse âgée de 21 ans est derrière la formation canadienne, même si elle réside aux États-Unis depuis plusieurs années.

«Je pense qu’on a une très bonne équipe féminine. On a été en finale avant et on a déjà

gagné une médaille aux Jeux olympiques. Cette équipe a prouvé qu’elle peut accomplir de belles choses. Elles sont aussi bonnes que les États-Unis.».

L’ancienne Aigle Bleue Renée Gauvin est aussi une passionnée.

«On a vu des choses pas mal plus intéressantes, un peu de tout. Il y a eu plein de rebondissements», mentionne celle qui dirige l’équipe provinciale féminine U-16.

«On ne peut pas demander mieux de l’équipe canadienne. Elles vont être de plus en plus à l’aise à mesure que le tournoi va progresser. Ça va être plaisant de les suivre. Tout peut arriver. J’adorerais voir une finale Canada-États-Unis.».

Maya Arseneau – Acadie Nouvelle: Stéphane Paquette