Karaté: quatre athlètes du N.-B. combattront à New York

Quatre athlètes du Nouveau-Brunswick auront la chance de se frotter aux meilleurs karatékas du monde en fin de semaine à New York à l’occasion du All American Open. Ces championnats internationaux se veulent la deuxième plus importante compétition de karaté kyokushin au monde, après l’Open du Japon.

Et pour rendre les choses encore plus compliquées pour nos représentants, ce tournoi de haut niveau regroupera plusieurs centaines d’athlètes des quatre coins du monde dans une seule et unique catégorie (ouverte), peu importe le poids.

Vous pouvez donc imaginer le défi qui attend Chrysat Allogho (Moncton), Nathan Parker (Riverview), Nancy Richards (Shediac) et Jonas Robichaud (Shediac).

«C’est le plus haut niveau qu’ils n’auront jamais atteint», raconte l’entraîneur de l’équipe provinciale, Johnny LeBlanc.

«Nancy a l’âge pour compétitionner dans la catégorie senior (35 ans et plus), mais elle a choisi d’aller dans le groupe des poids lourds réguliers. C’est une ceinture verte et la plupart de ses adversaires devraient être des ceintures noires. Elle a choisi de se placer dans la catégorie la plus difficile», raconte celui qui est aussi chef de branche pour le Canada atlantique de l’association canadienne de karaté kyokushin.

«Pour les quatre, le plus important est d’acquérir de l’expérience au niveau international. Dans le cas de Chrysat, j’aimerais qu’il puisse atteindre le top 8. Mais on va prendre ça un match à la fois», explique-t-il.

«Je pense que c’est quelque chose de possible. Il y a déjà eu dans le passé des poids légers qui ont réussi à se classer parmi les huit meilleurs, surtout des Japonnais», mentionne également sensei Johnny LeBlanc.

«Dans le cas de Nancy et des deux juniors, s’ils devaient gagner, ils se qualifieraient pour le Japon. Mais pour moi, le plus important est qu’ils donnent le maximum d’eux-mêmes.»

L’entraîneur se dit un peu inquiet pour ses deux juniors, mais il est convaincu qu’ils vont bien se tirer d’affaire face aux meilleurs du monde.

«Les jeunes sont un peu nerveux parce qu’ils n’ont pas beaucoup d’expérience. Ils sont habitués de gagner à des endroits comme Calgary, Toronto ou Montréal. Mais New York, c’est un tout un autre niveau pour eux», reconnaît LeBlanc.

«Comme entraîneur, mon travail est de bien les préparer. Ça fait déjà plusieurs mois que je les prépare physiquement, mais aussi mentalement. À ce niveau-là, tout le monde est bon. Il faut être prêt à ça psychologiquement.»

Mais peu importe le résultat, Sensei Johnny LeBlanc assure qu’il sera fier de ses athlètes.

«Il y a une raison pour laquelle je les emmène dans cette compétition. Je pense qu’ils sont assez forts pour faire face à l’adversité. Je pense que c’est une expérience qui va leur permettre de s’améliorer comme athlètes.»

Dans le cas du champion canadien des poids légers Chrysat Allogho, cette compétition se voudra une répétition générale pour le tournoi de Tokyo en novembre, puisqu’il est déjà assuré de représenter l’Amérique du Nord.

«Le tournoi de Los Angeles était un peu plus facile parce qu’il y avait des catégories. Mais à New York, il n’y aura pas de catégories. Les poids légers, moyens et lourds seront tous ensemble. Ce seront vraiment les meilleurs combattants au monde. Pour Chrysat, ce sera un beau réchauffement pour le World Open au Japon.»